Anjoy
Mannu
Gramsci
Elena d'Arborea
Marini
Porru
Corbeddu
Pirras
Marat

L'Histoire et les Hommes


LUSSU Emilio (1890 - 1975)
Avocat, homme politique et écrivain italien, est né en 1890 en Sardaigne.
Il est officier dans la Brigade Sassari pendant la Première Guerre mondiale. A la suite de cette douloureuse expérience il écrit un grand livre : "Un anno sull’Altipiano", adapté au cinéma par Francesco Rosi sous le titre "Les Hommes contre", charge impressionnante contre les horreurs de la Première Guerre mondiale. En 1921, il est l'un des fondateurs du Parti Sarde d'Action, mouvement autonomiste et fédéraliste. Député de 1921 à 1924, opposant de la première heure à Mussolini. Militant antifasciste, il est interné sur l’île de Lipari dont il s’évade en 1929 en compagnie de Carlo Rosselli et Francesco Fausto Nitti. Ils s'installent à Paris où il écrit et racconte cette évasion dans un récit : La Chaîne, témoignage implacable sur le fascisme et la dérive des institutions ressentie comme une gifle par le régime mussolinien.
Emilio Lussu est nommé ministre dans le gouvernement issu de la Résistance, puis dans celui dirigé par Alcide De Gasperi.. Il meurt à Rome en 1975.


Giovanni Maria Anjoy : 

A Cagliari, en 1795, le peuple tue deux hauts fonctionnaires piémontais, la Sardaigne est sous domination piémontaise à cette époque. Les démocrates s'appuient sur les populations dominées et les paysans pauvres et occupent Sassari, au nord où s'était réfugiée une grande partie de l'aristocratie. L'agitation anti féodale s'étendant le pouvoir envoie de Cagliari un de ses juges comme arbitre muni des pleins pouvoirs: Giovanni Maria Anjoy.

Celui-ci, sympathisant des idées de la Révolution française, pour qui elles représentaient l'avenir de la liberté humaine, arrivé sur place soutient la cause des révoltés: paysans, petits bourgeois, petite noblesse campagnarde, etc. Anjoy se met à dos toutes les forces conservatrices, il est désavoué par le vice-roi piémontais. Sa tête est mise à prix comme bandit. G.M. Anjoy se réfugie à Paris où il meurt pauvre et abandonné le 23 février 1808.

Malgré nos recherches nous ne savons pas s'il y a été enterré.
En Sardaigne la répression du pouvoir piémontais et des féodaux est atroce, les campagnes sont dévastées, beaucoup de villages sont détruits, les partisans ou soupçonnés tels sont massacrés, des prêtres démocrates finissent sur l'échafaud.

Francesco Mannu :

Magistrat, proche d'Anjoy, né de la petite noblesse campagnarde libérale écrit un hymne :
SU PATRIOTTU SARDU A SOS FEUDATARIOS.
Qui sera appelé par la suite "la Marseillaise des Sardes". Cet hymne est publié en Corse, introduit et diffusé clandestinement en Sardaigne. Ce texte était chanté sur le rythme des goccius pieux en langue sarde.
Ce chant compte une cinquantaine de couplets. Nous vous en proposons quatre en langue sarde avec leur traduction:

Procurade'e moderare
Barones sa tirannia
Ca sino pro vida mia
Torrades a pè in terra
Tirare a su Piemonte
Sa prata nostra e i s'oro
Es'e su governu insoro
Massima findamentale

O 'ezzos 'e sas biddhas
Trabagliade trabagliade
Pro mantennere, in zittade
Tantos caddhos 'e istalla
A bois dana sa palla
Isoos regoglint su ranu
E pensana sero e manzanu
Solamente a ingrassare

Issos dae custa terra
Ch'ant 'ogadu miliones
Beniant senza calzones
E partiant gallonados
Mai ch'esserent istados
Chi cana poltu su fogo
Malaittu cuddhu logu
Chi creat tale zenia

S'isola hana arruinadu
Custa razza 'e bastardos
Sos privileggios sardos
Issos sos hana leadu
Dae sos Archivios furaddu
Hana sas mazzus pezzas
E che iscritturas bezzas
L'has han fattas brujare.

Essayez de modérer
Votre tyrannie, barons
Je jure sur ma vie
Que vous remettrez les pieds sur terre
Transféré au Piémont
Notre argent et notre or
De leur gouvernement
Maxime fondamentale.


O vieux des villages
Travaillez, travaillez,
Pour soutenir en ville
Ces chevaux d'étable
A vous ils laissent la paille
Et prennent pour eux le grain
Et du soir au matin
Ne pensent qu'à engraisser.

De cette terre ils ont, eux
Tiré des millions
Ils venaient sans caleçon
Et partent tout galonnés
Qu’ils n’aient jamais existé
Ceux qui ont mis le feu
Maudit soit le lieu
Qui crée race semblable.

Cette race de bâtards
A ruiné l'île
Les privilèges sardes
Ils les ont emportés
Il ont volé des Archives
Des documents importants
Et comme papier inutiles
Ils les ont faits brûler


Antonio GRAMSCI (Alès 1891-Rome 1937)
Après le lycée classique de Cagliari, il poursuit des études de lettres et de philologie à l'Université de Sassari. Jeune militant socialiste, influencé par la révolution soviétique, dès 1920, il élabore la théorie des conseils d'usine, cellules de base de l'Etat prolétarien qu'il met en œuvre à Turin aux usines FIAT. En 1921, il participe à la fondation du parti communiste italien dont il prend la direction en 1923. Journaliste il collabore à plusieurs revue dont le quotidien L'Avanti, il est critique de théâtre. Il fonde et dirige " L'Ordine Nuova " et " L'Unita ". Il est élu député en 1924. Avec les socialistes il lutte contre le fascisme ce qui lui vaut d'être arrêté et emprisonné en 1926.
De sa prison il poursuit son œuvre littéraire et de théoricien du marxisme.
C'est dans sa prison de Rome qu'il meurt le 27 avril 1937 laissant une œuvre immense.


Eleonora D'ARBOREA

Figure mythique dans l’histoire de la Sardaigne, Eleonora d’Arborea (1347 - v. 1404) est la seule femme a avoir régné, au moyen-âge, sur un territoire indépendant : le Judicat d’Arborea en Sardaigne. Elle tient une place à part dans l’histoire du droit pour avoir promulgué la Carta de Logu, premier code civil de ce type en Europe.

Pour mettre fin à la domination aragonaise Mariano IV d'Arboréa, brillant guerrier et sage législateur, se soulève, une partie du peuple sarde qui ne supporte plus le féodalisme espagnol se rallie à sa cause. En 1374, la peste le tue et la guerre s'arrête. Son fils Ugone reprend la lutte mais il est tué par ses nobles.
Sa sœur, Eleonora d'Arboréa reprend le flambeau, se proclame Giudichessa. Elle bat les nobles insurgés. Elle propose la paix au roi d'Aragon en lui envoyant comme émissaire son propre mari Brancaleone, un génois. La paix étant revenue, elle peut se consacrer aux affaires du royaume, elle promulgue une charte, la " Carta de logu " en langue sarde, concernant le droit civil, le droit pénal, l'administration et même des droits spécifiques par exemple pour les vignes (voir les vins sous la rubrique gastronomie).

Cette " Carta de logu " est un essai de rénovation et de stabilisation des institutions coutumières sardes que laisse Eleonora d'Arborea lorsqu'elle meurt, comme son père, de la peste en 1404. Le Giudicato d'Arborea aura été le dernier bastion de la résistance " nationale " sarde. Alphonse d'Aragon, dit le Magnanime, 1416-1458, peut achever la domination espagnole sur la Sardaigne qui durera jusqu'en 1718 par un traité, concluant la guerre de succession espagnole. Ce traité donne à Victor Amédée de Savoie, roi de Savoie, la Sardaigne en échange de la Sicile.


MARINI Efisio

est né en 1835 à Cagliari. Après des études de médecine à Pise, il devient assistant à l’université de Cagliari. Vers trente ans il met au point une méthode de momification qui permet, sans entailles ni injections, la pétrification des cadavres. Plus tard il mettra au point une méthode qui restitue la souplesse et les couleurs naturelles aux corps. A cette époque embaumement et momification sont à la mode parmi les classes dirigeantes d’Europe et le restera jusqu’au début du 20ème siècle. Mais nul n’est prophète en son pays, incompris il quitte la Sardaigne et s’installe à Naples.
Au cours de l’Exposition de Paris, en 1867, Napoléon III charge le célèbre chirurgien français Nélaton d’évaluer la technique mise au point par Marini, il décerne à celui-ci la Légion d’Honneur et la même année la prestigieuse revue médicale « Lancet » lui consacre un article.

Il momifie des personnalités et poursuit ses recherches, mais elles ne lui ouvrent pas les portes de l’université tout en engloutissant sa fortune. Pendant les dernières années de sa vie il vient en aide aux cholériques des quartiers populaires de Naples. Il meurt dans cette ville en septembre 1900.

Giorgio TODDE en fait le personnage principal de son livre « L’état des âmes » qui se passe en 1893 dans un petit village de Sardaigne, paru aux éditions Albin Michel.


PORRU Vincenzo Raimondo
Prêtre et philologue, né en 1773 à Villanovafranca (fief des Zapata, dans la province de Cagliari). Auteur de la première grammaire sarde (1811) et du premier dictionnaire sardo-italien (1832).
Depuis d'autres dictionnaires donnant la correspondance entre la langue sarde (voire les langues sardes) et d'autres langues sont parus. Parmi les derniers un japonais, amoureux de la Sardaigne, a réalisé un dictionnaire sardo-japonais et l'éditeur gagliaritain Gasperini a sorti un dictionnaire sardo-italien, mais d'autres éditeurs travaillent également sur ce sujet et
à la promotion de la langues sarde.


CORBEDDU Giovanni,
Bandit romantique
Roi du maquis et homme d’honneur, Robin des Bois de la Barbagia, voilà quelques-uns des titres dont s’honore la mémoire de l’un des bandits sardes les plus célèbres.

Il est né en 1844 à Oliena, gros bourg agricole près de Nuoro.

Sa carrière de hors la loi commence en 1885. Il est accusé de vol de bétail. En refusant de se présenter devant les juges, il se condamne à la fuite et à prendre le maquis dans les farouches montagnes du Supramonte dans la Barbagia.Il semble qu’il ait bénéficié de protections de certaines autorités locales et peut-être d’un fonctionnaire s’il restait « sage », laissent entendre les chroniques.

Ce « bandit d’honneur » doit sa réputation à sa générosité qui lui donna un grand prestige, c’est à lui que d’autres bandits et des propriétaires terriens menacés dans leurs biens faisaient appel.
Mais l’épisode auquel est attaché son nom est celui de l’enlèvement et la séquestration de deux Français, négociants en bois, entre Seulo et Aritzo, par une bande d’une douzaine d’hommes qui réclamait une rançon de 100 000 lire. Le président du conseil d’alors, Francesco Crispi redoutant un incident diplomatique avec la France, chargea le préfet Marongiu de ce délicat problème. Celui-ci demanda la collaboration du redouté et respecté Corbeddu. En deux semaines le Robin des Bois de la Barbagia fit libérer les deux otages et refusa la récompense de 20 000 lires qui lui avait été promise. Cet heureux dénouement contribua encore à sa notoriété et à sa légende.
En 1892, devant les mesures répressives prisent par le gouvernement, Corbeddu se vit enlever la protection dont il jouissait, nécessaire à sa survie. Trompé par un espion il fut tué en 1898.
Pour honorer ce bandit romantique qui fait partie de l’histoire d’Oliena, le peintre Luigi Columbu (tel 3493593054 via Dott. Puligheddu 32 08025 Oliena (Nu) a exécuté, en août 2005, une immense peinture murale sur tout le mur aveugle du magasin de bijoutier, Danielo Ticca, sur la place de la mairie d’Oliena.


Giovanni Piras

Un jeune sarde, Giovanni Piras, part pour l’Argentine en 1909.
Peu après il semble disparaître, mais ses traces se superposent apparemment avec celles de Juan Domingo Perón.
Est-ce qu’il y a un secret sarde derrière la montée politique du dictateur argentin?
Un incroyable voyage entre le mystère et la politique internationale qui, tout au long du XXe siècle, conduit de la Sardaigne à l’Argentine.
C'est ce que raconte le film-documentaire
«Identité – La vraie histoire de Juan Piras Perón»

Produit par la maison de production indépendante italienne Morgana Prod., sous-titré en français. Info film: www.morganalab.eu/cinema_scheda.asp?id=1
Morgana Production s.r.l.Via Goffredo Mameli, 51
00153 Rome (RM), Italy-Tel.: +39 06 58332148-Fax: +39 06 58345669
E-mail: info@morganalab.eu - Web: morganalab.eu

MARAT Jean-Paul (1743-1793)

Ses origines, son père

Son père, Juan Salvador Marat a d’abord connu une carrière religieuse dans son pays, la Sardaigne, où il est un pédagogue renommé de l'ordre de la Merci. Alors qu’il s’efforce, avec l’aide de la population locale, d’implanter un collège à Bono, au centre du pays, Juan Salvador Marat est en butte à des tracasseries fiscales qui compromettent toute l’entreprise ainsi que son avenir. Il finit par quitter la Sardaigne pour se réfugier à Genève. Il se converti au calvinisme. Cet homme cultivé parle plusieurs langues, possède de bonnes notions de médecine et de chimie. Il montre aussi un réel talent artistique. rencontre et épouse une jeune huguenote française, Louise Cabrol, d'une famille originaire de Castres. Neuf enfants naîtront de cette union stable et heureuse dont Jean Paul, le deuxième, le 24 mai 1743 à Boudry (Suisse). En 1759, après ses études au collège, alors qu'il a 16 ans, Jean Paul quitte sa famille et Neuchâtel. Il voyage: deux ans à Bordeaux, dix à Londre, une à Dublin et à Edimbourg, une à La Haye, à Utrecht, à Amsterdam, avant de s'installer à Paris.

La Révolution, le journalisme

En 1789, Marat a 45 ans. Il a derrière lui une carrière de médecin et de physicien et a publié une quinzaine d’ouvrages. Dans son livre central de théorie politique, écrit en Angleterre, « The Chains of Slavery « (1774), la thèse principale est que le pouvoir émane du peuple en tant que souverain, mais qu’à travers les âges et sous tous les régimes, les exécutifs se sont attachés à retourner ce pouvoir contre ceux qui lui avaient fait l’honneur de le lui confier.
Pendant la période de bouleversements qui s’ouvre, où le peuple cherche à rentrer dans ce rôle de « souverain », Marat va suivre pas à pas événements et protagonistes, surveillant en permanence les tentatives de récupération, de reprise en main de cette souveraineté. En décembre 1788, il écrit « l'Offrande à la Patrie », il y développe le concepte de Tiers Etat avant la convocation des Etats Généraux. Puis dans son «  Supplément à l'Offrande » il réagit en réaction à la lettre royale de convocation et à son règlement (24 janvier 1789). Le 12 septembre de cette même année, il publie le « Publiciste parisien », « journal politique libre et impartial », avec la devise de Jean Jacques Rousseau: « Vitam impendere vero » (consacrer sa vie au vrai). Dès le 16, il change le titre qui devient «  L'Ami du Peuple », « journal politique libre et impartial, publié par une société de patriotes». De ce quotidien de 8 pages, parfois plus, il fera paraitre 685 numéros entre septembre 1789 et septembre 1792.

Député à la convention
Le 9 septembre 1792, Marat est élu député de Paris à la Convention, le septième sur vingt-quatre, par 420 voix sur 758 votants. Il demeure alors rue des Cordeliers. Le dernier numéro de «  L'Ami du Peuple » paraît le 21 septembre, il sera suivi le 25 du premier numéro du « Journal de la République française, par Marat, l'Ami du Peuple, député de la Convention nationale ». Dans le procès du roi le rôle de Marat est déterminant, il est l'auteur d'une proposition de vote personnel et motivé de chaque membre de la Convention à la tribune. Il ne condamne pas la monarchie mais veut le jugement du roi pour crimes contre la Nation. Dans son premier « Discours sur le jugement du roi » il insiste sur la responsabilité du pouvoir. Dans le second « Discours » il se livre à une réflexion sur l'exercice de la souveraineté, le rôle du peuple et des différents pouvoirs.

L'assassinat
À partir du 3 juin 1793, Marat ne se présente plus à la Convention. L’évolution de sa maladie, un grave eczéma, l’empêche de paraître en public. Le 20 juin, son état s’aggrave et l’oblige à prendre continuellement des bains pour le soulager.
Les députés Girondins mis en accusation par la Convention se réfugient à Caen où ils rencontrent Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont, issue de la noblesse de Caen, descendante de Pierre Corneille. Elle est favorable aux idées révolutionnaires. Elle prend connaissance des événements qui se déroulent à Paris et du rôle de Marat
Elle décide de se rendre à Paris. Elle cherche à rencontrer Marat. Elle finit par obtenir un rendez-vous chez lui, le 13 juillet 1793. Après un entretien, qui selon Simone Évrard, la compagne de Marat, dure environ un quart d’heure, Charlotte Corday sort un couteau et frappe Marat à la poitrine, la lame traverse le poumon droit, l’aorte et le cœur, et entraîne sa mort.
Charlotte Corday est arrêtée sur les lieux du meurtre, après son jugement par le Tribunal révolutionnaire, elle est exécutée le 17 juillet 1793.
Après l’assassinat, Albertine Marat, la sœur cadette de Jean-Paul, et Simone Evrard, sa femme, s’installent ensemble, pour veiller sur la mémoire de l’Ami du Peuple.
La Convention a demandé à David, de représenter la mort de Marat. Le peintre remet l’original de son célèbre tableau à la Convention le 14 novembre 1793. Dix ans après, le tableau est rendu à David qui le conservera jusqu’à sa mort, à Bruxelles. Sa famille le léguera ensuite aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
En 1795, le cours de l'histoire et les rapports de forces politiques ont changés. Le 8 février, le cercueil de Marat, l'Ami du Peuple, qui avait été déposé au Panthéon en est retiré, les bustes le représentant sont brisés. Il entre dans la légende révolutionaire qui lui vaut que son nom soit utilisé en Russie comme prénom (par exemple: Marat Safin).

Le patronime Marat se retrouve en Sardaigne (pays d'origine), en Fance, en Espagne, en Italie.

Pour en savoir plus sur la famille MARAT et ses origines sardes voir le livre (2 tomes) de Charlotte GOËTZ "Marat en famille : la saga des Mara(t) - "Chantiers Marat 7 et 8" Bruxelles, éditions Pôle Nord, 2001 - 66 rue du Nord - B- 1000 Bruxelles Belgique  et consulter le site : www.marat-jean-paul.org 
Jean-Paul Marat et sa famille: un quart de siècle en pays neuchâtelois, où les origines et événements sardes sont clairement synthétisés.