Litterature
Sarde
Langue Sarde
Auteurs Sardes
Auteurs non Sardes

ASPECTS DE LA LITTERATURE SARDE

Un bon moyen pour s’imprégner de l’âme sarde est d’aborder la Sardaigne par sa littérature.

En Sardaigne presque tous les écrivains sont bilingues. Même s’ils ont émigrés sur le continent, même s’ils écrivent le plus souvent en italien leur style a gardé une certaine « sarditude » de style et de contenu. Ils utilisent les images, les proverbes et des tournures de phrases empruntées au patrimoine de la langue sarde.

L'edition est très vivante et active en Sardaigne et traduit bien cette culture et ce patrimoine sarde. Les éditeurs sardes sont regroupés au sein d'une association "Librisardi".
Visiter le site de "Librisardi". et edizionimaestrale.com

Où se procurer des livres d'auteurs sardes en italien:
- A Paris:
* La Libreria : 89 rue du faubourg Poissonnière 75009 Paris T-F: 01 40 22 06 94
courriel:
lalibreria.paris@gmail.com site:www.lalibreria.fr
ouverte le lundi de 14h à 19h, mardi au samedi de 10h à 19h, métro Poissonnière
* La Tour de Babel :10 rue du Roi de Sicile 75004 Paris T: 01 42 77 32 40 F: 01 48 87 53 72
courriel:  site: www.librairieitalienne.com  ou tour-de-babel.com
ouverte du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h, métro Saint Paul

Si vous connaissez des librairies italiennes dans d'autres villes merci de nous le faire savoir, nous les indiquerons sur ce site.

 

La langue sarde

La langue sarde fut longtemps la seule langue parlée dans l'île et représente un patrimoine anthropologique fondamental à étudier et à sauvegarder. Elle est le reflet de l’histoire de la Sardaigne, le résultat d’une série d’événements historiques. Quand l’italien est devenu officiellement la langue nationale et politique, le sarde a vu son statut passé de langue à dialecte, mais, historiquement, le sarde reste une langue indépendante aux caractéristiques singulières qui la distinguent d’autres dialectes régionaux.
Un sarde, des sardes
Les linguistes distinguent trois variétés dialectales du sarde :
- le logudoresu (logoudorien) dans le nord-ouest est considéré comme le sarde le plus pur, le plus archaïque ;
- le campidanesu (campidanien) dans le sud, a subi l’influence des différents conquérants de la principale cité, Cagliari ; pour les spécialistes, il est proche des dialectes italiens septentrionaux ;
- le gadduresu (gallurien) dans le nord-est est le sarde le plus proche de l’italien.
Il existe d’autres formes mineures : le tattaresu (tataresou), proche du catalan, autour d'Alghero, à l'extrémité nord-ouest et le nugoresu (nougoresou) dans le centre-est de l'île.

Quelques sites en italien et un en français pour en savoir plus sur la et les langues sardes :
www.gentedisardegna.it
www.sardegnacultura.it
www.ditzionariu.org
www.radiopress.it
w3.univ-tlse2.fr
www.limbasarda.it
www.comitau.org

Ils nous ont été communiqués par Nadine, une internaute d'origine sarde que vous retrouverez dans la rubrique ils-elles nous écrivent


Le sarde, miroir de l’histoire de l’île


Ignorant quasiment tout des langues précédant le latin, seules quelques rares bribes étrusques et nuragiques nous sont parvenues, on ne peut déterminer l’influence qu’elles eurent sur la formation du sarde. En revanche, des travaux ont été réalisés sur les périodes suivantes.
La base latine du sarde est évidente, d’autant que la Sardaigne a été l’une des premières conquêtes de Rome. L’occupation phénicienne a laissé ses vestiges archéologiques autant que linguistiques. Dans les régions jadis occupées, en particulier dans le Campidano, ils ont transmis leurs noms de lieux (Macomer, Tharros) et certains de leurs mots tels que zippiri (le romarin).
L’influence greco-bizantine a joué un rôle important dans le nord-ouest autour d’Olbia dont le nom lui-même est dérivé du grec. On sait aussi qu’à la fin de l’ère bizantine, le sarde était autant utilisé que le latin dans les textes officiels.
Malgré leurs invasions, les Arabes et les Germains pesèrent peu dans l’évolution du sarde. En revanche, l’occupation catalane puis espagnole qui durera jusqu’en 1714 a été essentielle. Le catalan, devenu langue officielle de l’administration, s’est diffusé dans toute la Sardaigne depuis Cagliari.
L’influence de l’italien se fit sentir sur le sarde bien avant le catalan et l’espagnol et pèsera plus particulièrement dans le nord et la Corse. Pise et Gênes ont pesé sur la vie économique de l’île, grâce à des privilèges tels que les franchises, et tentèrent souvent de désagréger les communautés sardes de l’époque. Une fois stabilisés les rapports avec ces deux villes, de nombreux ouvriers, maçons et mineurs vinrent de Toscane travailler et bâtir de nouveaux édifices pour les puissants de l’île. Employés, commerçants et artisans piémontais influencèrent un développement du sarde vers l’italien.

“ La Sardaigne est une terre de poésie ”
On a longtemps pensé et affirmé que “ la Sardaigne est une terre de poésie ”, peuplée de nombreux bergers enclins au songe, à la poésie et au chant dans leur contemplation des campagnes arides et de la végétation robuste. La Sardaigne fut une terre propice à la poésie populaire et aussi religieuse (voir la page "Traditions populaires" et plus particuliairemnt le chapitre consacré aux "Gara poetica", voir aussi ci dessous " le livre consacré à ce sujet par Maria MANCA "La poésie pour répondre au hasard").
À l’inverse, à part pour le théâtre, le sarde a été peu utilisé, jusqu’à une période récente, pour l’écriture en prose, bien que cette dernière circulait déjà dans des histoires, chroniques et journaux. Ses auteurs exprimaient des contenus actuels dans une langue connue de tous, loin de l’éloquence et de la rhétorique. Pourtant, depuis plus d’un siècle, le sarde ne cesse d’inspirer les romanciers.

Pour plus de détails : Matteo PORRU, Breve storia della lingua sarda, ed. Tascabili economici newton/Edizione della torre, 1999, 66p.

Cours, alphabetisation, dictionnaire, visitez les sites suivants pour lire et apprendre les langues sardes :

www.comitau.org
www.sardu.net

une amie qui consulte notre site, Catherine DEVELOTTE, nous propose quelques ouvrages qui parlent de certains aspects de la SARDAIGNE :

Pour ceux qui s'intéressent au "Jour du jugement" de Salvatore Satta, (voir présentation plus bas) voici une analyse littéraire dans la revue "Italie" numéro 6 d'Aix-en-Provence :  
" Ethnies et destins. Spécificité de Il giorno del giudizio de Salvatore Satta" par Jacques Goudet.
http://italies.revues.org/1679

Des contributions sur la Sardaigne dans : 

"Femmes et Patrimoine dans les sociétés rurales de l'Europe Méditerranéenne", Ed CNRS, 1987 

et des contributions de Gabriella da Re :                                                             
http://www.lingue-unica.it/facolta/personale/dettaglio-docente20.html

- In collaborazione con Giannetta Murru Corriga e Sandra Cossu, Le travail des femmes dans la Sardaigne traditionelle,in Centre lyonnais d'études féministes, Les femmes et question du travail, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1984, pp.85-106. 

- Tous égaux, tous différents.Notes sur le système de transmis­sion des bien matériels en Trexenta (Sardaigne), in G. Ravis-Giordani, (sous la direction de), Femmes et patrimoine dans les sociétés rurales de l'Europe Méditerranéenne, Paris, CNRS, 1987, pp.137-62. 

- Être parents. Sang, héritage et fréquentation en Sardaigne, in “Europaea. Journal des Européanistes / Journal of the Europeanist”, 1998, IV-1, pp. 85-114. 

- In collaborazione con M. Iosè Meloni, Notes sur l’alimentation et les soins des enfants dans la Sardaigne rurale du centre sud, in « Europaea »,2001,VII 1-2. 

- Le moulin à âne en Sardaigne: d’’objet exemplaire’ à ‘objet d’affection’, in M. Barboff, F. Sigaut, C. Griffin-Kremer, R. Kremer, (eds), Meules à grains, Actes du colloque international La Ferté-sous-Jouarre, 16-19 mai 2002, Paris, Éd. Ibis Press, Éd. de la Maison des Sciences de l’Homme, 2003

Enfin,comme vous faites référence aussi à la Corse et autres iles, je vous laise ces quelques titres avec ce lien :  http://adecem.free.fr/travaux%20en%20cours/bibparen5.htm

  Assez peu d’auteurs sardes ont été traduits et édités en français.
Parmi ceux-ci on peut trouver : 

ZEDDA Paolo et DIJOUX Jean Christophe

Vocales d’aujourd’hui 12 pièces pour s’initier à quelques aspects du répertoire vocal Vocales d’aujourd’hui de la musique dite « contemporaine » ou « d’aujourd’hui »…
recueil conçu, préparé et coordonné par Jean-Christophe Dijoux et Paolo Zedda aux éditions Billaudot





MURGIA Michela (née en 1972 à Cabras, Sardaigne)
En 2006, elle a publié "Il mondo deve sapere", le journal tragicomique d'un mois de travail dans un call center. Paolo Virzi en a tiré un film. En 2010, elle a obtenu le prix Campiello pour "Accabadora" qui a été traduit en quinze langues.


Accabadora
: paru en 2011 aux éditions du Seuil. 
Dans un petit village sarde une couturière, Tzia Bonaria, recueille, élève et forme la jeune Maria. Certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent ...Michela Murgia décrit les plis et replis intimes du rapporttrès singulier unissant la vieille

Tzia Bonaria et la jeune Maria dans une Sardaigne intemporelle, aux us et coutumes fascinants.

La Guerre des Saints : paru en 2013, aux éditions du Seuil.. Maurizio passe ses vacances chez ses grands parents. La fondation d'une nouvelle paroisse va faire voler en éclats la sérénité de la communauté et fait de Maurizio et ses amis les acteurs.

Accabadora - Michela Murgia

La Guerre des saints - Michela Murgia

carle réduite

Alexandra CARLE (1974-2002)

née d'une mère Sarde originaire d'Orani, près de Nuoro, cette jeune photographe, diplômée de l'Ecole nationale de photographie d'Arles, a effectué son premier travail de photographe sur les traces de ses origines. Travail de recherche dont elle rapporte des images d'où émane une grande proximité et une connivence avec les personnes et les sujets photographiés.
Elle nous fait partager ces :
"Instants sardes"
on peut se procurer directement  ce livre chez association Alexandra CARLE 21-23 rue Paul Padé 92140 CLAMART-FRANCE
T:0033(0)1 46 38 29 93 ou 0033(0)6 85 92 00 88
courriel: alexandra.carle@free.fr

MANCA Maria (originaire de Sardaigne)
maître de conférences à l'université Paris 7-Diderot où elle enseigne l'ethnopoétique. Ses domaine de recherche sont la poésie chantée dans l'aire méditerranéenne et, récemment, la pésie urbaine.
Voire la page traditions populaires de ce site

une approche anthropologique des joutes poétiques de Sardaigne"
La joute poétique de tradition orale, pratiquée en Sardaigne lors des fêtes patronales, oppose deux ou trois poètes qui s'affrontent à partir de thèmes tirés au sort. Ils se répondent en chantant, accompagnés par un petit choeur polyphonique.  
Aux éditions de la Maison des sciences de l'Homme et CNRS éditions dans la collection Chemins de l'ethnologie

manca réduite
Bianca Pitzorno : L'anneau Magique De Lavinia - Livre

Bianca PITZORNO

née à Sassari, après le cinéma et la télévision, elle se consacre à la littérature depuis 1977

Deux de ses livres pour jeunes ont été édités en France :
- " L'anneau magique  de Lavinia " Gallimard jeunesse, 1990
- " L'étonnant voyage de Polyxène " L'école des Loisir, 2000

SATTA Diego (né en 1944, Ittireddu, Sardaigne)
il est depuis toujours passionné de lecture et d'écriture. Après avoir été journaliste il consacre sa retraite à des recherches sur l'histoire locale, les traditions et la langue sarde.
Il a publié plusieurs ouvrages documentés, il signe la son premier roman.


"Salvadore Espiga" 

Cette maudite nuit de Santu Jagu
traduit en français par Françoise Vital, aux éditions Persée




Luciano MARROCU

Il est professeur d'histoire à l'Université de Cagliari. 

"Fàulas"
Les enquêtes de l'inspecteur Serra, T1

traduction de l'Italien par Marc Porcu, sortie octobre 2008,

aux Editions de la Fosse aux ours son roman

A Rome en 1939, Luciano Serra, jeune inspecteur de l'Ovra, la police secrète fasciste, doit enquêter sur Musio, un haut dignitaire du régime qui a été assassiné. Ses investigations le mènent jusqu'en Sardaigne à Fàulas, village du défunt. C'est un retour aux sources pour l'inspecteur, d'origine sarde, qui découvre en même temps un régime fasciste englué dans la peur et la corruption.
Premier volet des enquêtes de l'inspecteur Serra.


"Debrà Libanos" une enquête de l'inspecteur Serra
Addis-Abeba, l'Italie fasciste a sa colonie
L'inspecteur Serra est envoyé enquêter  sur l'assassinat de Duilio Bellassai, un officier. Il va découvrir le massacre des moines du monastère copte de Debrà Libanos.
2e volet des enquêtes de l'inspecteur Serra

ABATE Francesco (né en 1964, à Cagliari, Sardaigne)
"Dernière journée de championnat" 

La reprise du championnat de foot italien sera pour Vanni Visco la dernière journée de sa carrière. Dans la solitude du vestiaire d'avant match, il voit sa vie partir en morceaux. Passionné par la littérature, mais détruit par des drames familiaux, son refuge reste son ami le libraire et la librairie. Ce roman est le premier de Abate traduit en français par Marc Porcu, aux éditions La fosse aux ours



PORCU Marc (né en 1953)

Il a publié une dizaine de recueils de poésies dont Visages et mots d'avant l'oubli (1998). Il a reçu en 1991 le prix Europa de poésie à Pise. En 2002, il a publié En filigrane sur la nuit, éditions la Passe du vent
Il est traducteur de poétes et de romanciers italiens (Attzeni Sergio, Abate Francesco, Marrocu Luciano, etc.).

FRONGIA Anna (textes)
LACHEVRE-FRONGIA Fabienne (peintures)
Sardaigne au coeur
petit recueil de poèmes en trois langues: Français, Italien, Sarde, d'Anna, joliement illustré des peintures de Fabienne.

Aux éditions du Chameau 154 Grande Rue 14430 Dozulé
courriel:galerie175@wanadoo.fr
Tirage numérique couleur, au format 11x19,5 cm, comprend 340 exemplaires.
En vente 7 euros, disponible à la Galerie.

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AGUS Milena est née à Gênes de parents sardes, il y a près de cinquante ans. Elle vit et travaille à Cagliari, où elle enseigne l’italien et l’histoire dans un "instituto superiore tecnico-professionale". Son 1er roman a été « Mentre dorme il pescecane » en 2005, suivi de « Mal di pietre » en septembre 2006, publiés tous les deux aux éditions Nottetempo
Son fils étudie le piano à Paris.

Ses romans sont édités aux éditions Liana LEVI, ils sont maintenant disponibles en version numérique

La comtesse de Ricotta
traduit de l’italien par Françoise Brun
128 pages - 14 x 21 cm - Broché, isbn 978-286746-595-6, Prix public : 13,20 €

Quand le requin dort
traduit en français par Françoise Brun, aux éditions Liana Levi, 

Mon voisin
collection « Piccolo » INEDIT
traduit de l’italien par Françoise Brun, 64 pages - 12 x 19 cm - Broché, isbn 978-2-86746-500-0– Prix public : 3€


Battement d’ailes
traduit en français par Dominique Vittoz,
parution février 2008, aux éditions Liana Levi,
isbn 978-2-86746-467-6,
160 pages-14x21cm-Broché-Prix public : 15 €

Mal de pierres
traduit en français par Dominique Vittoz, aux éditions Liana Levi, 124 p., 13€
A lire dans Télérama n° 2987, du 11 avril 2007, page 34, l'article "Milena n'est jamais seule".
A écouter l'interview audio de l'auteure sur
www.teleramaradio.fr dans la rubrique "les impruptus du Salon du livre" télécharger l'interview
ce qu'en disent les critiques

Pendant l'été 2007..."Mal de pierres" a dépassé les 100 000 exemplaires

La réalisatrice Nicole Garcia, qui va l'adapter au cinéma, a dit dans une interview au magazine  Elle : "Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi fort sur le féminin... Je suis persuadée que ce roman est très cinégénique."

CAROSSO Marinella

née à Castagnole Delle Lanze (Asti, Italie). Habilitée à diriger des recherches, elle est correspondante du Laboratoire d’anthropologie sociale à Paris et enseigne l’anthropologie culturelle à l’université de Vérone.
Formée en France (maîtrise, DEA, doctorat) en ethnologie, anthropologie sociale et historique à l’École des hautes études en sciences sociales, elle poursuit ses travaux en Europe et en Méditerranée (Piémont, Sardaigne, Île-de-France). Ses recherches, axées sur la comparaison et la théorisation de la transmission entre générations et entre cultures, ont donné lieu à de nombreuses publications sur la coutume, le costume, la mode. Elle a été associée au musée de l’Homme et au musée national des Arts et Traditions populaires de Paris. En 2003, elle a été lauréate de la Villa Marguerite Yourcenar.


 "La généalogie muette" paru aux
éditions "la maison des sciences de l'homme" "CNRS éditions"
genealogiemuettecarosso

DETTORI Giovanni
Né en 1936 en Sardaigne dans la Barbagia.
Après avoir été enseignant, directeur de la bibliothèque de l'université des sciences politiques et sociales de Turin il a collaboré à de nombreuses revues littéraires. Il a aussi été traducteur.
En tant que poète, il a publié: Canto per un capro (la salamandre, 1986), Amarante (il maestrale, 1993), prix national Giuseppe Dessi.
Giovanni Dettori a été découvert en France au festival de poésie de Lodève, "Voix de la Méditerranée". Il a participé à l'anthologie L'Heure Injuste ( la passe du vent).


Ce recueil "Au gré des lunes errantes" est paru aux
éditions "la passe du vent" 

NIFFOI Salvatore (né en 1950 en Sardaigne)
"Le facteur de Pirakerfa" est un vieux garçon solitaire et lubrique. Il répond à des lettres adressées de l'étranger à son copain défunt. Il s'ensuit une correspondance étrange et belle.
Style alerte , fort et savoureux, Niffoi fait de son personnage un misanthrope cruel et attachant.
Ce roman, le premier de Niffoi traduit en français, aux éditions ZULMA

TODDE Giorgio
est ophtalmologue. Il vit et travaille à Cagliari, à côté de son activité professionnelle il écrit. Son premier roman « Lo statto delle anime » paru en 2002, a été traduit en français sous le titre « L’état des âmes » Ce travail d’écrivain a été couronné par le prix Berto, principale reconnaissance littéraire sarde, rarement attribuée à une première œuvre. Depuis il a écrit « La matta bestialità » roman policier contemporain,
"EL" et " Paura e carne".
« L’état des âmes » est un polar historique qui se passe en 1893 dans un petit village de Sardaigne, dont le nombre des habitants, d’où le titre, est invariable : une mort est comblée par une naissance. Dans ce décor trois meurtres vont se succéder. Deux hommes enquêtent : le capitaine Pescetto et surtout Efisio Marini, médecin et embaumeur…
Personnages superbement dessinés, intrigue subtile, atmosphère mystérieuse, écriture sèche, efficacité redoutable, « L’état des âmes » ne lâche pas le lecteur.

Deux autres de ses romans sont traduits en français:
- La
Peur et la chair (2005)
- La folle bestialité (2007)
Ces romans sont parus aux
éditions Albin Michel. 

Grazia DELEDDA
(née à Nuoro, 1871, morte à Rome, 1930) Elle domine la littérature sarde du début du XXème siècle. Elle décrit la Sardaigne qu’elle a connue, évoque l’univers patriarcal, les bergers, les paysans, les bourgeois, les hommes et les femmes environnés de la nature sarde. « L’arôme de la Sardaigne, sa vraie patrie, son terroir, embaume les pages de son œuvre immense. » Parmi celle-ci citons : « Elias Portulu », « Cenere », « Canne al vento », « Incendio dell’olivieto » et son dernier livre « Cosima ». Mais son œuvre la plus connue est « La madre » pour laquelle elle a obtenu le prix Nobel de littérature en 1926. « La madre » et « Elias Portulu » ont été édités en français aux éditions Stock en 1981. De même « Les tentations », recueil de nouvelles édité chez Ombres à Toulouse en 1989.

Antonio GRAMSCI

(né à Alès 1891, mort à Rome dans la clinique pénitentiaire le 27 avril 1937) Il occupe une place à part dans la littérature sarde. D'abord journaliste au quotidien " L'Avanti ", puis critique de théâtre, fondateur et directeur des journaux politiques " L'Ordine Nuovo " et " L'Unita " il est un des fondateurs du Parti Communiste Italien. A ce titre il sera arrêté pendant la période fasciste, il mettra à profit son incarcération pour écrire " Lettres de prisons " et " Cahiers de prisons ". L'intégrale de son œuvre est publiée en français aux éditions Gallimard.


Salvatore SATTA

(Nuoro, 1902, 1975) Ce juriste, professeur de Droit à l'Université de Rome est l'auteur d'un monumental " commentaire au code de procédure civile " et d'autres études de droit. Romancier il a écrit " Il giorno del giudizio " publié en 1979 quelques années après sa mort et qui paraîtra en français sous le titre " Le jour du jugement " en 1981 chez NRF Gallimard.

Giuseppe DESSI

(Cagliari, 1909, Rome, 1977) Un peu dans le même esprit que Grazia Deledda, il écrit entre autre "Michele Boschino", "Paese d'ombre", "San Silvano". Dans tous ses romans il décrit avec vigueur et tendresse sans jamais perdre son esprit critique, historique et social et sans oublier les luttes du peuple et les misères des pauvres. "Paese d'ombre" a été traduit en français par Christine Grillon sous le titre "Pays d'ombres" paru chez Actes Sud en 1991, "San Silvano" a été édité en français en 1988 aux éditions Verdier et "Le déserteur" chez Julliard en 1964.

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Francesco MASALA

(Nughedu San Nicolo, 1916, mort en 2007)  Docteur ès lettres à l'Université de Rome, professeur d'italien et d'histoire, critique d'art. Dans " Quelli dalle labbra bianche ", tourmenté et hanté par ce qu'il a vécu en tant que militaire sur le front russe où il avait été envoyé de force, il décrit ses journées d'épouvante en hommage à la mémoire de ses camarades tombés dans l'oubli. Fancesco Masala a écrit une vingtaine d'ouvrages, des poèmes ou des romans. Plusieurs œuvres ont été traduites et publiées en français: "Epitaphe pour un voleur" à La Nouvelle Revue Française (avril 1982), "Europoésie 90" éditions Sources (Namur, 1990), "Histoire d'amour" les Cahier de la poésie, atelier de l'Université de Saint Etienne (1992). Deux oeuvre chez Acte Sud : - " le braconnier, autres poèmes de Sardaigne " en 1984 (épuisé)- " Le curé de Sarrok " roman en 1989.
Enfin aux éditions Zulma " Ceux d'Arasolé ". Traduit de l’italien (Sardaigne) par Claude Schmitt sorti en librairie le 8 avril 2005. C’est la guerre. Tous les hommes du petit village d’Arasolé sont envoyés sur le front russe. Seul rescapé, Daniele, le carillonneur, raconte.
Un récit cinglant et savoureux, paru pour la première fois en français en 1999.

Maria GIACOBBE

(Née à Nuoro, elle vit à Copenhaghe depuis 1956) Sa sensibilité moderne, progressiste, s'allie à une profonde tendresse pour son île, y compris dans ses aspects les plus archaïques que l'on retrouvent dans ses écrits notamment : " Il diario di una maestrina ", " Piccole cronache ", " Radici ". Les Edition Sociales ont publié dans une traduction française " Mémoire d'une institutrice ".

Pas d'image...

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Gavino LEDDA

(né à Siligo en1938) Il est l'auteur du célèbre " Padre padrone " dont les frères Taviani ont tiré le film du même nom. Cet ancien berger analphabète qui est devenu, à force de volonté, professeur de linguistique à la faculté de Sassari, nous raconte son expérience qui l'a aidé à sortir de son milieu sans jamais le renier. " Padre padrone " est paru en français en deux tomes aux éditions Gallimard.

Marcello FOIS


(né à Nuoro en 1960)
Cet écrivain, " sarde du fond du cœur jusqu'au bout de la moustache " vit actuellement à Bologne. Il a tout essayé : romans, pièce de théâtre, scenarii de cinéma, séries télévisées, programme de radio et même un livret d'opéra " Nicolas Eymerich, inquisiteur ". Couronné dès son premier roman " Preta " en 1992. Sous couvert de roman noir il explore le thème de l'identité avec " Sheol " et de l'identité de la Sardaigne à travers l'histoire de sa ville Nuoro en une fresque de six romans couvrant un siècle. Plusieurs de ses romans sont traduits et publiés en français :
- " Sheol ", paru chez Tram'éditions et repris par Points Seuil, 
- " Les crimes du groupe 13 ", chez Tram'éditions en 1998,
- " Sempre caro " et " Le sang du ciel " (Sangue dal cielo) chez Tram'éditions, traduit par Serge Quadruppani, en 2000,et repris par Points Seuil
- " Un silence de fer " (Ferro recente) aux éditions du Seuil en 2000, et repris par Points Seuil.
- « Plutôt mourir » aux éditions du Seuil, 2001 et repris par Points Seuil,
- « Gap » (éditions du Seuil, 2002),
- « Nulla, une espèce de Spoon River » (éditions Fayard, 2002),
- "Ce que nous savons depuis toujours" en 2003 au Seuil,
- "Ce que tu m'as dit de dire" Gallimard jeunesse en 2004,
- "Petites histoires noires" au seuil en 2005.



Marcello FOIS (suite)  

Marcello FOIS a sorti en 2005 au Seuil "Les Hordes du vent", traduit par Dominique Vittoz. Cet auteur écrit en italien enrichi de termes sardes. Il est étonnant que ses mots sardes aient été traduits en provençal dans cette traduction française ils auraient pu rester dans leur langue originale le sarde, langue elle aussi de racine latine. La plupart des lecteurs français ne comprennent pas plus le provençal que le sarde! Mais ça reste du grand FOIS.

Aujourd'hui, en octobre 2008, il sort toujours au Seuil "Mémoire du vide" cette fois la traduction est de Jean-Paul Manganaro. Le petit Marcello a entendu dans son enfance l'histoire vraie de ce bandit sarde Samuele Stocchino. Cet homme après avoir été un soldat héroïque se retrouve démobilisé en Sardaigne. Il découvre que sa famille a été spoliée et ruinée. Il prend le maquis et devient un bandit, sa vengeance est sanglante ...

Antonio PORCU

(né à Longwy, le 29 août 1926, d'une famille originaire de Lula. Cet ouvrier de la sidérurgie, fils d'antifascistes sardes, ancien syndicaliste CGT et militant communiste sera élu député de Lorraine en 1978. Il fera parti du cabinet du ministre Charles Fiterman en 1981. Son indépendance d'esprit l'amènera plus d'une fois à dire non à l'appareil de son parti.
Dans son livre " Aventures et mésaventures d'un Franco-sarde atypique " il témoigne, au seuil du troisième millénaire, de ce demi-siècle et plus d'histoire du mouvement ouvrier, de cette vie de militant et d'acteur populaire de l'histoire de la France. Il s'interroge sur l'avenir d'une espérance dans l'Europe en construction.
Ce témoignage se lit comme un roman, préfacé par Gille Perrault aux éditions de la plus haute tour-Diagraphe.

Sergio ATZENI

(né à Cagliari en 1962, mort sur l’île de San Pietro en 1995) Il se définissait en disant : « je suis sarde, je suis italien, je suis européen. ». Le souffle de ses romans est l’humanité, son regard sur le monde est universel. Ce poète, romancier et traducteur (il a traduit de nombreux auteurs français en italien) est l’auteur, entre autre, de « Apologo del giudice bandito » en 1986 et d’« Il figlio di Bakunin » en 1991. Le premier, paru en français en 2001, sous le titre : « La fable du juge bandit », éditions La fosse aux ours, est un roman picaresque qui se déroule en 1492 dans une Sardaigne sous domination espagnole en pleine décadence qui est envahie par les sauterelles. Le vice-roi décide d’organiser avec l’Inquisition le procès des insectes. Atzeni prend le prétexte de cet événement pour décrire la société sarde où le petit peuple s’oppose à l’occupant.
Le deuxième, paru en français en 2000, sous le titre : « le fils de Bakounine »,
éditions La fosse aux ours. se déroule dans un village minier misérable de la Sardaigne des années 30. Il s’agit ici au travers du personnage de retrouver ce que les paroles et la mémoire des autres font de nous. Les romans d'Atzeni sont traduits par son ami Marc Porcu.
"Deux couleurs au monde, le vert est la seconde" éditions Passe du Vent.

"Le Cinquième Pas est l'adieu" édité en 2002 par La Fosse aux Ours.
"Bellas mariposas" paru aux éditions Zulma en août 2002.
"Récit avec bande sonaux éditions la Fosse aux Ours 2004
"Nous passions sur la terre, légers" éditions Actes Sud. 2010

COSSU Ugolino,

est né à Rome en 1941 de parents originaires de la province de Sassari qui avaient émigré en 1941. Après avoir fréquenté le lycée artistique puis l’Académie des Beaux Arts de Rome, il commence par dessiner avec ses amis Rotundo et Saudelli pour le Cartoon studio de Mangiarano et pour la Casa Editrice Universo.
A 20ans il se fait connaître en dessinant ses premiers travaux pour le studio Giolitti. Il réalise deux séries : Gespenster pour l’éditeur allemand Bastei et Tales of Katy Jane pour le marché anglais. A partir de 1980 il collabore aux éditions Euro Editoriale et publie une cinquantaine d’histoires sans personnage fixe, le premier sous le titre Peter Spittoon.
En 1981, il dessine la mini série la Trilogia del Semaforo.
En 1986, il publie une première série de 12 épisodes la Foresta di Tenon (textes de Ferrandino), suivi l’année suivante d’une autre toujours de 12 épisodes avec Ferrandino. Il s’affirme avec les quatre histoires de Zampino toujours avec le même auteur des textes aux éditions Orient Express, suivi, en 1984, par une première histoire Mihalis de la série Il colore del Vento chez Orient express réédité en France par Glénat qui leur commandera, en 1986, une seconde histoire Shylock publiée dans Circus puis en Italie dans Comics Art.
En 1985, il crée le personnage de Dan Morrison qui voit le jour dans Ninfe, première histoire de 45 planches chez Comics Art puis reprise en Belgique chez Himalaya. Il publie ses premières BD politico-satiriques, Il piccolo Grand Hotel, et dans Fondi, mensuel économique il publie 4 planches par mois pour un total d’une vingtaine de planches satiriques en collaboration pour les textes avec Bucchi et Denis …E non pui Mille.
En 1990, pour le volume 2 des Droits de l’Homme, édité par Comics Art, il dessine Il Cerchio di Kobo (8 planches). Il travaille occasionnellement pour des agences de publicité et collabore à Télé Monte Carlo.
Les BD d’Ugolino Cossu sont publiées outres en Italie, en France et en Belgique chez Carlsen Comics (Danemark), IPC Magazines (Grande Bretagne), Totem (Espagne).
Il fait partie de l’équipe de Dylan Dog, publié par les éditions Sergio Bonelli, en Italie, pour lequel il a dessiné quatre histoires : Ombre, Il giorno del Giudizio, Risvegli, la Musica della Morte. En France, aux éditions Hors Collection, a été publié, Le jour du Jugement, dont les textes sont de Tiziano Sclavi, créateur du personnage.
Il projette, entre autre de continuer le personnage de Dan Morrison et d’en faire un dessin animé pour jeux vidéo.

COSSU Antonio,

est né le 28 février 1952 à Domusnovas (province de Cagliari) en Sardaigne. Il réside à Mons, en Belgique, depuis une vingtaine d’années.
Il publie ses premières planches en 1976 dans Curiosity Magazine et dans Spirou puis, en 1978 dans Spatial aux éditions Michel Deligne. Il suit les cours de l'institut Saint-Luc de Bruxelles et collabore au troisième volume de la revue Le Neuvième Rêve en 1979, dans laquelle il publie une première version de Boskovich..
En 1980, il réalise quelques pages dans Aie et entre à Spirou où il dessine Alceister Crowley. Par la suite, il réalise des histoires complètes dans le Journal illustré, Métal hurlant, Tintin et Pilote. En 1982, avec Philippe Berthet, il crée le Marchand d'idées dans Circus.
En 1983, il réalise une nouvelle version de Boskovich dans Spirou et dessine les Histoires alarmantes (scénario de Jamsin).
A partir de 1990, il continue Alceister Crowley aux éditions Alpen.
Cossu enseigne la bande dessinée à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai et il est l'âme de la revue Brazil, trimestriel lancé en 1994. Son graphisme, particulièrement expressif et novateur, se démarque du style classique et il est empreint d'une réelle originalité.
Il travaille sur une nouvelle série en collaboration avec le scénariste Rodolphe, aux éditions Le Téméraire.
Les éditions Glénat ont fêté leurs trente années d'édition en mai 1999. Pour cette occasion, l'éditeur grenoblois a réédité trente oeuvres qui ont marqué leur époque, dont Le Marchand d'idées, qui était devenu introuvable.

Ses albums :
- No Man's land, Les Humanoïdes Associés, 1984
- Rêves de chien, Glénat
- Histoires alarmantes, avec Jamsin et Cauvain chez Dupuis
- Timbrés rares, chez Point Image
- Le Marchand d'idées, dessin de Philippe Berthet, chez Glénat

PITTAU Francesco,

Né à Villacidro (CA) le 12 juin 1956, il vit depuis 1957 en Belgique. Il a une formation de peintre et de graveur acquise aux Beaux Arts de Mons (Belgique). Il collabore à la revue Dada, mensuel d’initiation aux arts visuels pour petits et grands.
Il est l’auteur de plus de trente livres pour la jeunesse, de livres objets et de livres animés traduits dans de nombreux pays.
Il vient de faire paraître un recueil de poèmes pour adultes « Un crabe sur l’épaule » dans lequel il évoque aussi bien Ostende que Cagliari, la neige que la chaleur oppressante de l’été sarde, la plage de sable fin que les ruines de Tharros, le resto chinois que le couteau sarde. Tout est publié aux éditions du Seuil.
Il prépare pour septembre poèmes, nouvelles et romans. Donc à suivre...

Un crabe sur l'epaule

ANGIONI Giulio (né en 1939)
L'or Sarde


  Cet anthropologue sarde, vit et travaille depuis toujours en Sardaigne. Il est l’auteur de nombreux romans dont « L’oro di Fraus » (2001) traduit en français par Catherine Siné, sous le titre « L’or sarde » paru en septembre 2003 dans la collection « Suite italienne » des éditions Métaillé.
   Ce polar ou cet anti polar est embrouillé à souhait, son héros n’est ni un flic, ni un détective ou un journaliste mais le maire du village qui n’accepte pas l’arrestation de l’accordéoniste, coupable trop évident, et qui poursuit l’enquête au péril de sa vie et de ses proches jusque dans la mine de talc, l’or sarde.

TOLU Anna,

Chercheur en Histoire médiévale à la Sorbonne Anna Tolu, qui est d'origine sarde, sa famille est d'Escalaplano (NU), est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de référence tant pour les adultes que pour les enfants. Elle vient d'écrire un roman, « *Les Années d'espérance *», « Annusu de speranza ». celui-ci présente l'itinéraire de Pacifico et d'Agata que la misère et la guerre vont jeter sur la route de l'exil, du début des années trente au milieu des années cinquante... Cette oeuvre, qui est parue en octobre 2003 aux éditions les 3 Orangers, est à lire par tous ceux qui ont des origines sardes pour comprendre ces années noires et l'itinéraire de leurs parents.

Un crabe sur l'epaule

Sans être sardes, (personne n'est parfait...), d'autres ont écrit sur la Sardaigne :

Yves BARNOUX
« MURALES DE SARDAIGNE »

Depuis la fin des années soixante se développe dans toute l’Ile, dans des villages, des peintures murales qui parlent de la vie quotidienne, du travail, de la culture, des luttes de ce peuple mais aussi de ses solidarités, de la vie du monde. Art éphémère, Yves BARNOUX veut nous faire partager cette émotion ressentie au travers d’environs 350 photos prises entre 1977 et 1992 et encourager les lecteurs à aller voir celles qui ont été faites au cours des derniers mois. Passionné de culture en générale et de culture populaire c’est au cours de ses nombreux déplacements en SARDAIGNE qu’il voit, en 1977, les peintures murales qu’il se met à photographier avec frénésie. Il en choisit une centaine représentative des divers thèmes abordés et réalise l’exposition "La Sardaigne à murs ouverts".
Ce livre est édité aux éditions Gasperini à Cagliari. Il est possible de se procurer la version française directement auprès d’ART ET CULTURE EN SARDAIGNE au prix de 60€. Il est diffusé en France par les éditions du Temps des Cerises 01 42 01 45 99 - contact@letempsdescerises.net -
47 av Mathurin Moreau 75019 PARIS
http://www.letempsdescerises.net/

Alain de CHRISTEN
« ITALIE Terre de création » tome 1 De la parole à la création artistique

Peut-on inventorier certaines spécificités présentes dans la plupart des œuvres d'art ? Existent-ils des critères pouvant caractériser les créations artistiques considérées comme des chefs-d'œuvre ? Peut-on également faire apparaître un certain parallélisme entre la structure des phrases dans une civilisation donnée et celle des œuvres d'art produites dans cette même civilisation ? Telles sont quelques-unes des questions posées par l'auteur dans cet essai considéré comme un "texte très intéressant" par Michel Foucault, Professeur au Collège de France..
L'auteur consacre la 2e partie de ce livre à " La Sardaigne énéolithique et nouragique".

éditions Isoète, 2002

GALLINI Clara
LA DANSE DE L'ARGIA

Enseignante en anthropologie culturelle à l'université de Naples, auteur d'importants travaux sur la culture populaire des classes urbaines de l'Italie du XIXème siécle, elle poursuit ses recherches en Sardaigne. Elle a écrit une étude parue en Italie sous le titre de " la Ballerina variopinta " et éditée en France sous le titre " LA DANSE DE L'ARGIA " et soutitrée " fête et guérison en Sardaigne. L'Argia est le nom d'un être mythique entre araignée et fourmi dont la piqûre venimeuse menacerait la vie des paysans. La personne piquée est possédée pendant trois jours et trois nuits, l'argia ne s'avouera vaincue qu'après une cérémonie qui mêle cure et fête, musique et danse, chants d'amour et danses licencieuses voire érotiques, lamentations allant des pleurs aux rires. Cet ouvrage est paru aux éditions Verdier suivi de : " Contribution socio-psychiatrique à l'interprétation de l'argisme sarde " par Giovanni JERVIS et Michele RISSO.

Vera EGGERMAN, textes et dessins, texte français de Bernard FRIOT
LES SARDINES NE POUSSENT PAS SUR LES ARBRES

Uli et Emilie sont deux chats qui ont toujours faim et adorent les sardines. Mais les sardines ne poussent pas sur les arbres. Alors d'où viennent-elles ?
De la Sardaigne, bien sûr! Valéria connaît le chemin, elle a sa grand mère en Sardaigne. Les voilà partis avec Herbert, l'éléphant, Henri, la souris, etc...
Un délicieux album pour enfants, format à l'italienne, imprimé et relié en Italie, comme il se doit! Paru aux éditions Autrement/jeunesse au printemps 2002.
 

Maria BRANDO-ALBINI

Ancienne lectrice d'italien aux facultés de lettres de Toulouse, Tours et Poitiers, traductrice, elle a publié en France plusieurs livres sur la culture et la littérature italienne. Elle a écrit " Radioscopie de la culture italienne " dans laquelle elle consacre quelques pages à certains écrivains sardes (éditions Entente, octobre 1983). Dans une œuvre vivante et érudite elle évoque tous les aspects de cette île et termine par un voyage à travers la " Sardaigne, sans cagoule " parue aux éditions Subervie en 1981.

Dominique FERNANDEZ

Dans une approche à la fois réaliste et poétique de l'Italie, l'auteur qui a parlé avec des Italiens de tous les milieux, entre autre avec des paysans Sardes, a vécu leurs problèmes, il en rend la dramatique complexité, en gardant un ton personnel qui est celui d'un écrivain fasciné par l'ambiguïté et les contradictions d'un pays si proche. Dans ce livre, Mère Méditerranée, il s'appuie sur les anecdotes pour arriver à la compréhension des mythes. Il consacre une soixantaine de pages à la Sardaigne des années 50 et 60, ce qui éclaire la Sardaigne d'aujourd'hui. Ce récit d'un écrivain voyageur nous promène à Naples, dans le Sud de l'Italie, en Sardaigne et en Sicile. Mère Méditerranée est paru pour la première fois en 1965 et a été réédité chez Grasset en 1985.

Sabatino MOSCATI

" Les derniers Phéniciens ", sous titré : " l'art de la Sardaigne " est un très beau livre abondamment illustré qui fait le point sur les connaissances de la période des colonies Phéniciennes (VIIIéme siècle avant Jésus Christ) à l'occupation Punique, Carthage était devenue une puissance autonome, qui demeura en Sardaigne jusqu'à l'occupation Romaine (238 avant Jésus Christ). Ce livre a été édité en 1988 aux éditions Jaca Book

 Bernard LORTAT-JACOB

Chercheur en musicologie au CNRS, il est spécialiste des musiques populaires de la Méditerranée, sur les chanteurs à Tenores, les chanteurs à Guitare, les poétes improvisateurs et tout spécialement des polyphonies et des confréries.
Il a édité plusieurs disques ou CD de musiques et de chants polyphoniques sardes.
Amoureux de la Sardaigne il a écrit " Chroniques sardes " un livre plein de musiques, de parfums, de portraits de sardes dans leur environnement naturel. Ce livre a été édité en mars 1990 aux éditions Julliard.
Il est l'auteurs de nombreuses études notamment :
- Improvisation et modèle, le chant à guitare sarde (1984) Revue française d'anthropologie.
- Jeu de métamorphoses : launeddas de Sardaigne (1987) B. Lortat-Jacob editeur
- L'improvisation dans les musiques de tradition orale (2007) Actes Sud
- En accord, polyphonies de Sardaigne : quarte voix qui n'en font qu'une (1993 et 1995) Cahier de musiques traditionnelles
- Chants de Passion. Au coeur d'une confrérie de Sardaigne (1998) Le Cerf


Franco CAGNETTA
et Alberto MORAVIA

Franco CAGNETTA ,né à Rome en 1926, est un ethnologue. Il a réalisé entre 1950 et 1954 une enquête très approfondie sur la vie à Orgosolo, celle des bergers et paysans et sur le « brigandage » et son organisation archaïque. Cette étude a été publiée, en 1954, dans la revue « Nuovi argomenti » dirigé par Alberto Moravia. Elle a donné lieu à un procès retentissant intenté par la police. Vittorio de Seta s’en inspira pour son film « Banditi ad Orgosolo » primé à Venise en 1961. C’est en 1963 que Franco Cagnetta, installé depuis 1961 à Paris, décide de la publier préfacée par Alberto Moravia aux éditions Buchet/Chastel. C’est passionnant même si elle date un peu elle révèle les origines de l’aspect farouche et frondeur de la population de la Barbagia. Livre épuisé.

Dans un livre intitulé « ITALIES » paru chez Robert Laffont en 1990, Yves HERSANT cite quelques passages d’ouvrages écrits par des Français au XIX siècle :

Antoine-Claude PASQUIN dit VALERY, (mort en 1847) « Voyage en Corse, à l’île d’Elbe et en Sardaigne » et « L’indicateur italien. »

Auguste BOULLIER (1833-1890)
« L’île de Sardaigne » 1865. Cet ouvrage a été réédité dernièrement il était mentionné dans le catalogo dei libri sardi de 1994 (Cagliari)

Maxime DU CAMP (1822-1894)
« Orient et Italie, souvenirs de voyage et de lectures ».


Edouard VINCENT

Ce dauphinois a trouvé dans la Sardaigne une terre d’élection et, au plus profond de celle-ci, la ville d’Orgosolo et la Barbagia. Il y passe une partie de sa vie, les orgosolais l’ont adopté. Il a écrit : « La passion d’Orgosolo », puis « Les Mureddu » et en 1980 « Le pays » que complètent deux courts textes l’un de Peppino MAROTTO et l’autre de Natale SANNA et qu’illustre le peintre Francesco DEL CASINO. « Le pays » est paru aux Editions imprimeurs réunis.

 Gérard de CORTANZE

De famille noble piémontaise, la famille de Cortanze est réfugiée et vit en France, Gérard de Cortanze, écrivain, dans les premiers chapitres de son roman « Les Vice-rois » évoque l’histoire : le royaume de Sardaigne Piémont, l’unité italienne et décrit certains lieux, certaines fêtes de la Sardaigne. Le roman « Les Vice-rois » est paru en 1998 aux éditions Actes sud


Jeannine LEON LEURQUIN

Elle est diplômée de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et titulaire d’un doctorat de l’Université Paris VI ; elle est adjointe à la direction des fouilles à Hong Kong, en Turquie et en Sicile, membre de la mission Archéologique Française au Qatar, elle a participé à des fouilles en Israël, en France, etc., chercheur CNRS à l’Institut de Paléontologie Humaine et membre du secrétariat et du comité de rédaction de l’Anthropologie. Elle est l’auteur d’études, de communications et d’articles parus dans cette revue notamment : « Menhirs, bétyles et statues menhirs de Sardaigne » (T.93, n°1, 1989). Elle est l’auteur de « Atlas préhistorique et protohistorique de la Sardaigne » illustré de cartes et de croquis de Pierre LEON. Cette étude en six volumes est parue aux éditions L’Harmattan entre 1996 et 1999. Ce travail couvre l’ensemble de l’Île. Il fait le point sur les connaissances et les témoignages recueillis qui appartiennent aux différentes périodes étudiées du Néolithique aux Ages du Bronze et du Fer. Il recense toutes les nécropoles, domus de janas et notamment tous les nuraghes, constructions emblématiques de la Sardaigne.

FERRANDI Jean-François

Economiste, il a été en poste à Bruxelles et, ces dernières années, à Rome et à Genève, pour la commission Européenne. En 1982, dans la première assemblée de Corse il a occupé la présidence de la commission où il a planché sur la reconnaissance du peuple corse et l’enseignement de sa langue. Il a écrit « La Corse dans le miroir sarde ». Dans cette étude économique il fait le parallèle entre la Corse et la Sardaigne, îles voisines, jumelles qu’un mur invisible construit par la folie des hommes et des Etats a séparé longtemps. Il tente d’y percer quelques fenêtres. Il voudrait tracer quelques pistes d’un avenir commun. Cet ouvrage "La Corse dans le miroir sarde" est sorti à L’Harmattan en 1999.

 

Y. LE BOHEC
« La Sardaigne et l’arme romaine sous le Haut Empire » étude historique parue en 1991 et mentionnée dans le catalogo dei libri sardi de 1994. Nous pensons qu’il y a peut-être une coquille dans le titre présenté dans le catalogue, il s’agit sûrement de l’armée romaine et non de l’arme romaine.

CONTINI Michel
A écrit une étude très documentée "Etude de géographie phonotique et de phonétique instrumentale sarde". Elle est publiée aux éditions Dell'Orso.

 Lawrence D.H.

"Sardaigne et Méditerranée" un livre à découvrir aux éditions NRF Gallimard
La porte d'Argent

Lauranne MILLIQUET
La Porte d'Argent
Contes sardes


Lauranne Milliquet est professeur de lettres au Lycée Denis-de-Rougemont à Neuchâtel (Suisse).
Licenciée en lettres françaises et italiennes, elle mène depuis une dizaine d'années des recherches dans le domaine de la littérature orale et du symbolisme traditionnel, et prépare une thèse sur ce sujet.
Avec sensibilité et humour, elle communique dans ce livre sa passion des contes et de la Sardaigne qu'elle connaît bien.
Cet ouvrage, « La Porte d’Argent » invite tout au long de ses cinquante-cinq contes, à découvrir, pour la première fois en français, un magnifique panorama de la culture populaire sarde. A voir également en rubrique Traditions populaires.
Ces contes sont précédés d’un rapide historique de la Sardaigne et d’une présentation de la culture populaire sarde.
Aux editions SLATKINE.
Ce livre est diffusé en France par les Editions de Borée, 35, rue des Frères Lumière, ZI du Brézet, 63100 Clermont-Ferrand