ASPECTS
DE LA LITTERATURE SARDE
Un
bon moyen pour s’imprégner de l’âme sarde est d’aborder la Sardaigne
par sa littérature.
En
Sardaigne presque tous les écrivains sont bilingues. Même s’ils ont
émigrés sur le continent, même s’ils écrivent le plus souvent en italien
leur style a gardé une certaine « sarditude » de style et de contenu.
Ils utilisent les images, les proverbes et des tournures de phrases
empruntées au patrimoine de la langue sarde.
L'edition est très vivante et active en Sardaigne et traduit bien
cette culture et ce patrimoine sarde. Les éditeurs sardes sont
regroupés au sein d'une association "Librisardi".
Visiter
le site de "Librisardi".
et edizionimaestrale.com
Où se procurer des livres d'auteurs sardes en italien:
- A Paris:
* La Libreria: 89 rue du faubourg Poissonnière 75009 Paris T-F: 01 40 22
06 94
courriel: lalibreria.paris@gmail.com site:www.lalibreria.fr
ouverte le lundi de 14h à 19h, mardi au samedi de 10h à 19h, métro Poissonnière
* La Tour de Babel:10 rue du Roi de Sicile 75004 Paris T: 01
42 77 32 40 F: 01 48 87 53 72
courriel:tourdebabel@club-internet.fr
site: www.librairieitalienne.com
ou tour-de-babel.com
ouverte du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h, métro Saint Paul
Si vous connaissez des librairies
italiennes dans d'autres villes merci de nous le faire savoir, nous les indiquerons
sur ce site.
La
langue sarde
La langue sarde fut longtemps la seule langue parlée dans l'île
et représente un patrimoine anthropologique fondamental à étudier
et à sauvegarder. Elle est le reflet de l’histoire de la Sardaigne,
le résultat d’une série d’événements historiques. Quand l’italien
est devenu officiellement la langue nationale et politique, le sarde
a vu son statut passé de langue à dialecte, mais, historiquement,
le sarde reste une langue indépendante aux caractéristiques singulières
qui la distinguent d’autres dialectes régionaux.
Un sarde, des sardes
Les linguistes distinguent trois variétés dialectales du sarde :
- le logudoresu (logoudorien) dans le nord-ouest est considéré comme
le sarde le plus pur, le plus archaïque ;
- le campidanesu (campidanien) dans le sud, a subi l’influence des
différents conquérants de la principale cité, Cagliari ; pour les
spécialistes, il est proche des dialectes italiens septentrionaux
;
- le gadduresu (gallurien) dans le nord-est est le sarde le plus
proche de l’italien.
Il existe d’autres formes mineures : le tattaresu (tataresou) à
l'extrémité nord-ouest et le nugoresu (nougoresou) dans le centre-est
de l'île.
Quelques
sites en italien et un en français pour en savoir plus sur
la et les langues sardes :
www.gentedisardegna.it
www.sardegnacultura.it
www.ditzionariu.org
www.radiopress.it
w3.univ-tlse2.fr
www.limbasarda.it
www.comitau.org
Ils nous ont été communiqués par Nadine,
une internaute d'origine sarde que vous retrouverez dans la rubrique
ils-elles nous écrivent
Le sarde, miroir de l’histoire de l’île

Ignorant quasiment tout des langues précédant le latin, seules quelques
rares bribes étrusques et nuragiques nous sont parvenues, on ne
peut déterminer l’influence qu’elles eurent sur la formation du
sarde. En revanche, des travaux ont été réalisés sur les périodes
suivantes.
La base latine du sarde est évidente, d’autant que la
Sardaigne a été l’une des premières
conquêtes de Rome. L’occupation phénicienne a
laissé ses vestiges archéologiques autant que
linguistiques. Dans les régions jadis occupées, en
particulier dans le Campidano, ils ont transmis leurs noms de lieux
(Macomer, Tharros) et certains de leurs mots tels que zippiri (le
romarin).
L’influence greco-bizantine a joué un rôle important dans le nord-ouest
autour d’Olbia dont le nom lui-même est dérivé du grec. On sait
aussi qu’à la fin de l’ère bizantine, le sarde était autant utilisé
que le latin dans les textes officiels.
Malgré leurs invasions, les Arabes et les Germains pesèrent peu
dans l’évolution du sarde. En revanche, l’occupation catalane puis
espagnole qui durera jusqu’en 1714 a été essentielle. Le catalan,
devenu langue officielle de l’administration, s’est diffusé dans
toute la Sardaigne depuis Cagliari.
L’influence de l’italien se fit sentir sur le sarde bien avant le
catalan et l’espagnol et pèsera plus particulièrement dans le nord
et la Corse. Pise et Gênes ont pesé sur la vie économique de l’île,
grâce à des privilèges tels que les franchises, et tentèrent souvent
de désagréger les communautés sardes de l’époque. Une fois stabilisés
les rapports avec ces deux villes, de nombreux ouvriers, maçons
et mineurs vinrent de Toscane travailler et bâtir de nouveaux édifices
pour les puissants de l’île. Employés, commerçants et artisans piémontais
influencèrent un développement du sarde vers l’italien.
“ La Sardaigne est une terre de poésie ”
On a longtemps pensé et affirmé que “ la Sardaigne est une terre
de poésie ”, peuplée de nombreux bergers enclins au songe, à la
poésie et au chant dans leur contemplation des campagnes arides
et de la végétation robuste. La Sardaigne fut une terre propice
à la poésie populaire et aussi religieuse.
À l’inverse, à part pour le théâtre,
le sarde a été peu utilisé, jusqu’à
une période récente, pour l’écriture en
prose, bien que cette dernière circulait déjà dans
des histoires, chroniques et journaux. Ses auteurs exprimaient des
contenus actuels dans une langue connue de tous, loin de
l’éloquence et de la rhétorique. Pourtant, depuis
plus d’un siècle, le sarde ne cesse d’inspirer les
romanciers.
Pour plus de détails : Matteo PORRU, Breve storia della lingua sarda,
ed. Tascabili economici newton/Edizione della torre, 1999, 66p.
Cours, alphabetisation, dictionnaire, visitez les sites suivants
pour lire et apprendre les langues sardes :
www.comitau.org
www.sardu.net
Assez
peu d’auteurs sardes ont été traduits et édités en français.
Parmi ceux-ci on peut trouver :
| Bianca PITZORNOnée à Sassari, après le cinéma et la télévision, elle se consacre à la littérature depuis 1977
Deux de ses livres pour jeunes ont été édités en France : - " L'anneau magique de Lavinia " Gallimard jeunesse, 1990 - " L'étonnant voyage de Polyxène " L'école des Loisir, 2000
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SATTA Diego
(né en 1944, Ittireddu, Sardaigne) il
est depuis toujours passionné de lecture et d'écriture. Après avoir été
journaliste il consacre sa retraite à des recherches sur l'histoire
lmocale, les traditions et la langue sarde. Il a publié plusieurs ouvrages documentés, il signe la son premier roman.
"Salvadore Espiga" Cette maudite nuit de Santu Jagu traduit en français par Françoise Vital, aux éditions Persée
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| Luciano MARROCUIl est professeur d'histoire à l'Université de Cagliari. Il vient de publier aux Editions de la Fosse aux ours son romanFàulas Les enquêtes de l'inspecteur Serra, T1
traduction de l'Italien par Marc Porcu, sortie octobre 2008 A
Rome en 1939, Luciano Serra, jeune inspecteur de l'Ovra, la police
secrète fasciste, doit enquêter sur Musio, un haut dignitaire du
régime qui a été assassiné. Ses investigations le mènent jusqu'en Sardaigne à Fàulas, village du défunt. C'est un
retour aux sources pour l'inspecteur qui découvre en même temps un
régime fasciste englué dans la peur et la corruption. Premier volet des
enquêtes de l'inspecteur Serra. |
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ABATE Francesco
(né en 1964, à Cagliari, Sardaigne)
"Dernière journée de championnat"
La reprise du championnat de foot italien sera pour Vanni Visco la dernière journée de sa carrière. Dans la solitude du vestiaire d'avant match, il voit sa vie partir en morceaux. Passionné par la littérature, mais détruit par des drames familiaux, son refuge reste son ami le libraire et la librairie.
Ce roman est le premier de Abate traduit en français par Marc Porcu, aux éditions La fosse aux ours
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PORCU Marc
(né en 1953) Il a publié une dizaine de recueils de poésies dont Visages et mots d'avant l'oubli (1998). Il a reçu en 1991 le prix Europa de poésie à Pise. En 2002, il a publié En filigrane sur la nuit, éditions la Passe du vent Il est traducteur de poétes et de romanciers italiens (Attzeni Sergio, Abate Francesco, Marrocu Luciano, etc.).
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FRONGIA
Anna (textes)
LACHEVRE-FRONGIA Fabienne
(peintures)
Sardaigne
au coeur
petit recueil de poèmes en trois langues: Français,
Italien, Sarde, d'Anna, joliement illustré des peintures
de Fabienne.
Aux éditions
du Chameau 154 Grande Rue 14430 Dozulé
courriel:galerie175@wanadoo.fr
Tirage numérique couleur, au format 11x19,5 cm, comprend
340 exemplaires.
En vente 7 euros, disponible à la Galerie.
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AGUS
Milena
est née à Gênes de parents sardes, il y
a près de cinquante ans. Elle vit et travaille à
Cagliari, où elle enseigne l’italien et l’histoire
dans un "instituto superiore tecnico-professionale".
Son 1er roman a été « Mentre dorme il pescecane
» en 2005, suivi de « Mal di pietre » en septembre
2006, publiés tous les deux aux éditions Nottetempo
Son fils étudie le piano à Paris Mon voisin collection « Piccolo » INEDIT traduit de l’italien par Françoise Brun 64 pages - 12 x 19 cm - Broché isbn 978-2-86746-500-0– Prix public : 3€
"Battement d’ailes"
traduit en français par Dominique Vittoz,
parution février 2008, aux éditions
Liana Levi,
isbn 978-2-86746-467-6, 160 pages-14x21cm-Broché-Prix public : 15 €
pour en savoir plus: http://www.lianalevi.fr/litterature/battement_ailes.html
"Mal de pierres"
traduit en français par Dominique Vittoz, aux éditions
Liana Levi, 124 p., 13€
A lire dans Télérama
n° 2987, du 11 avril 2007, page 34, l'article "Milena
n'est jamais seule".
A écouter l'interview audio de l'auteure sur www.teleramaradio.fr
dans la rubrique "les impruptus du Salon du livre"
télécharger
l'interview
ce qu'en disent les critiques
Pendant
l'été 2007..."Mal de pierres" a dépassé les 100 000 exemplaires
La
réalisatrice Nicole Garcia, qui va l'adapter au cinéma, a dit dans une interview
au magazine Elle : "Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose
d'aussi fort sur le féminin... Je suis persuadée que ce roman est très
cinégénique."
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CAROSSO Marinella
née
à Castagnole Delle Lanze (Asti, Italie). Habilitée à diriger des
recherches, elle est correspondante du Laboratoire d’anthropologie
sociale à Paris et enseigne l’anthropologie culturelle à l’université
de Vérone. Formée en France (maîtrise, DEA, doctorat) en ethnologie,
anthropologie sociale et historique à l’École des hautes études en
sciences sociales, elle poursuit ses travaux en Europe et en
Méditerranée (Piémont, Sardaigne, Île-de-France). Ses recherches, axées
sur la comparaison et la théorisation de la transmission entre
générations et entre cultures, ont donné lieu à de nombreuses
publications sur la coutume, le costume, la mode. Elle a été associée
au musée de l’Homme et au musée national des Arts et Traditions
populaires de Paris. En 2003, elle a été lauréate de la Villa
Marguerite Yourcenar.
"La généalogie muette" paru aux éditions
"la maison des sciences de l'homme" "CNRS éditions" |
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DETTORI
Giovanni
Né en 1936 en Sardaigne
dans la Barbagia.
Après avoir été enseignant,
directeur de la bibliothèque de l'université des
sciences politiques et sociales de Turin il a collaboré
à de nombreuses revues littéraires. Il a aussi été
traducteur.
En tant que poète, il a publié: Canto per un capro
(la salamandre, 1986), Amarante (il maestrale, 1993), prix national
Giuseppe Dessi.
Giovanni Dettori a été découvert en France
au festival de poésie de Lodève, "Voix de la
Méditerranée". Il a participé à
l'anthologie L'Heure Injuste ( la passe du vent).
Ce recueil "Au gré des lunes errantes" est paru aux éditions
"la passe du vent" |
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NIFFOI
Salvatore
(né en 1950 en Sardaigne)
"Le facteur de Pirakerfa" est un
vieux garçon solitaire et lubrique. Il répond
à des lettres adressées de l'étranger à
son copain défunt. Il s'ensuit une correspondance étrange
et belle.
Style alerte , fort et savoureux, Niffoi fait de son personnage
un misanthrope cruel et attachant.
Ce roman, le premier de Niffoi traduit en français, aux éditions ZULMA
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TODDE
Giorgio
est ophtalmologue. Il vit et travaille à
Cagliari, à côté de son activité professionnelle
il écrit. Son premier roman « Lo statto delle anime
» paru en 2002, a été traduit en français
sous le titre « L’état des âmes »
Ce travail d’écrivain a été couronné
par le prix Berto, principale reconnaissance littéraire
sarde, rarement attribuée à une première
œuvre. Depuis il a écrit « La matta bestialità
» roman policier contemporain, "EL"
et " Paura e carne".
« L’état des âmes »
est un polar historique qui se passe en 1893 dans un petit village
de Sardaigne, dont le nombre des habitants, d’où
le titre, est invariable : une mort est comblée par une
naissance. Dans ce décor trois meurtres vont se succéder.
Deux hommes enquêtent : le capitaine Pescetto et surtout
Efisio Marini, médecin et embaumeur…
Personnages superbement dessinés, intrigue subtile, atmosphère
mystérieuse, écriture sèche, efficacité
redoutable, « L’état des âmes »
ne lâche pas le lecteur.
Deux autres de ses romans sont traduits en français: - La Peur et la chair (2005) - La folle bestialité (2007) Ces romans sont parus aux éditions
Albin Michel. |
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Grazia
DELEDDA
(née à Nuoro, 1871, morte à Rome, 1930) Elle
domine la littérature sarde du début du XXème
siècle. Elle décrit la Sardaigne qu’elle a connue,
évoque l’univers patriarcal, les bergers, les paysans, les
bourgeois, les hommes et les femmes environnés de la nature
sarde. « L’arôme de la Sardaigne, sa vraie patrie,
son terroir, embaume les pages de son œuvre immense. »
Parmi celle-ci citons : « Elias Portulu », « Cenere
», « Canne al vento », « Incendio
dell’olivieto » et son dernier livre « Cosima
». Mais son œuvre la plus connue est « La madre
» pour laquelle elle a obtenu le prix Nobel de littérature
en 1926. « La madre » et « Elias Portulu » ont
été édités en français aux
éditions Stock en 1981. De même « Les tentations
», recueil de nouvelles édité chez Ombres à
Toulouse en 1989.
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Antonio GRAMSCI
(né à Alès 1891, mort à Rome dans la clinique pénitentiaire le 27 avril
1937) Il occupe une place à part dans la littérature sarde. D'abord
journaliste au quotidien " L'Avanti ", puis critique de théâtre, fondateur
et directeur des journaux politiques " L'Ordine Nuovo " et " L'Unita
" il est un des fondateurs du Parti Communiste Italien. A ce titre il
sera arrêté pendant la période fasciste, il mettra à profit son incarcération
pour écrire " Lettres de prisons " et " Cahiers de prisons ". L'intégrale
de son œuvre est publiée en français aux éditions Gallimard.
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Salvatore SATTA
(Nuoro, 1902, 1975) Ce juriste, professeur de Droit à l'Université
de Rome est l'auteur d'un monumental " commentaire au code de procédure
civile " et d'autres études de droit. Romancier il a écrit " Il giorno
del giudizio " publié en 1979 quelques années après sa mort et qui paraîtra
en français sous le titre " Le jour du jugement " en 1981 chez NRF Gallimard.
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Giuseppe DESSI
(Cagliari, 1909, Rome, 1977) Un peu dans le même
esprit que Grazia Deledda, il écrit entre autre " Michele
Boschino ", " Paese d'ombre ", " San Silvano " dans tous ses romans il
décrit avec vigueur et tendresse sans jamais perdre son esprit
critique, historique et social et sans oublier les luttes du peuple et
les misères des pauvres. " San Silvano " a été
édité en français en 1988 aux éditions
Verdier et " Le déserteur " chez Julliard en 1964.
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kk
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Francesco
MASALA
(Nughedu San Nicolo, 1916, mort en 2007) Docteur ès lettres à l'Université
de Rome, professeur d'italien et d'histoire, critique d'art. Dans "
Quelli dalle labbra bianche ", tourmenté et hanté par ce qu'il a vécu
en tant que militaire sur le front russe où il avait été envoyé de force,
il décrit ses journées d'épouvante en hommage à la mémoire de ses camarades
tombés dans l'oubli. Fancesco Masala a écrit une vingtaine d'ouvrages,
des poèmes ou des romans. Plusieurs œuvres ont été traduites et publiées
en français: "Epitaphe pour un voleur" à La Nouvelle
Revue Française (avril 1982), "Europoésie 90"
éditions Sources (Namur, 1990), "Histoire d'amour"
les Cahier de la poésie, atelier de l'Université de Saint
Etienne (1992). Deux oeuvre chez Acte Sud : - " le braconnier, autres
poèmes de Sardaigne " en 1984 (épuisé)- " Le curé de Sarrok
" roman en 1989.
Enfin aux éditions Zulma " Ceux d'Arasolé ". Traduit
de l’italien (Sardaigne) par Claude Schmitt sorti en librairie
le 8 avril 2005. C’est la guerre. Tous les hommes du petit village
d’Arasolé sont envoyés sur le front russe. Seul
rescapé, Daniele, le carillonneur, raconte.
Un récit cinglant et savoureux, paru pour la première
fois en français en 1999.
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Maria GIACOBBE
(Née à Nuoro, elle vit à Copenhaghe depuis
1956) Sa sensibilité moderne, progressiste, s'allie à une profonde tendresse
pour son île, y compris dans ses aspects les plus archaïques que l'on
retrouvent dans ses écrits notamment : " Il diario di una maestrina
", " Piccole cronache ", " Radici ". Les Edition Sociales ont publié
dans une traduction française " Mémoire d'une institutrice ".
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Pas
encore d'image...
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kkkkkkkkkkkkkkkkk
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Gavino LEDDA
(né à Siligo en1938) Il est l'auteur du célèbre " Padre padrone "
dont les frères Taviani ont tiré le film du même nom. Cet ancien berger
analphabète qui est devenu, à force de volonté, professeur de linguistique
à la faculté de Sassari, nous raconte son expérience qui l'a aidé
à sortir de son milieu sans jamais le renier. " Padre padrone " est
paru en français en deux tomes aux éditions Gallimard.
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Marcello FOIS
(né à Nuoro en 1960) Ce jeune
écrivain, " sarde du fond du cœur jusqu'au bout de la
moustache " vit actuellement à Bologne. Il a tout essayé
: romans, pièce de théâtre, scenarii de
cinéma, séries télévisées, programme
de radio et même un livret d'opéra " Nicolas Eymerich,
inquisiteur ". Couronné dès son premier roman " Preta "
en 1992. Sous couvert de roman noir il explore le thème de
l'identité avec " Sheol " et de l'identité de la Sardaigne
à travers l'histoire de sa ville Nuoro en une fresque de six
romans couvrant un siècle. Plusieurs de ses romans sont traduits
et publiés en français : - " Sheol ", paru chez
Tram'éditions et repris par Points Seuil, - " Les crimes du
groupe 13 ", chez Tram'éditions en 1998, - " Sempre caro " et "
Le sang du ciel " (Sangue dal cielo) chez Tram'éditions, traduit
par Serge Quadruppani, en 2000,et repris par Points Seuil - " Un
silence de fer " (Ferro recente) aux éditions du Seuil en 2000,
et repris par Points Seuil. - « Plutôt
mourir » aux éditions du Seuil, 2001 et repris par
Points Seuil, - « Gap » (éditions du Seuil,
2002), - « Nulla, une espèce de Spoon
River » (éditions Fayard, 2002), - "Ce que nous savons
depuis toujours" en 2003 au Seuil, - "Ce que tu m'as dit de dire"
Gallimard jeunesse en 2004, - "Petites histoires noires" au seuil en 2005.
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Marcello FOIS (suite)
Marcello FOIS a sorti en 2005 au Seuil "Les Hordes
du vent", traduit par Dominique Vittoz. Cet auteur écrit
en italien enrichi de termes sardes. Il est étonnant que ses
mots sardes aient été traduits en provençal dans
cette traduction française ils auraient pu rester dans leur langue
originale le sarde, langue elle aussi de racine latine. La plupart des
lecteurs français ne comprennent pas plus le provençal
que le sarde! Mais ça reste du grand FOIS. Aujourd'hui, en octobre 2008, il sort toujours au Seuil "Mémoire du vide" cette fois la traduction est de Jean-Paul Manganaro. Le petit Marcello a entendu dans son enfance l'histoire
vraie de ce bandit sarde Samuele Stocchino. Cet homme après avoir été
un soldat héroïque se retrouve démobilisé en Sardaigne. Il découvre que
sa famille a été spoliée et ruinée. Il prend le maquis et devient un
bandit, sa vengeance est sanglante ...
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Antonio PORCU
(né
à Longwy, le 29 août 1926, d'une famille originaire de
Lula. Cet ouvrier de la sidérurgie, fils d'antifascistes sardes,
ancien syndicaliste CGT et militant communiste sera élu député
de Lorraine en 1978. Il fera parti du cabinet du ministre Charles Fiterman
en 1981. Son indépendance d'esprit l'amènera plus d'une
fois à dire non à l'appareil de son parti.
Dans son livre " Aventures et mésaventures d'un Franco-sarde
atypique " il témoigne, au seuil du troisième millénaire,
de ce demi-siècle et plus d'histoire du mouvement ouvrier, de
cette vie de militant et d'acteur populaire de l'histoire de la France.
Il s'interroge sur l'avenir d'une espérance dans l'Europe en
construction.
Ce témoignage se lit comme un roman, préfacé par
Gille Perrault aux éditions de la plus haute tour-Diagraphe.
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Sergio ATZENI
(né
à Cagliari en 1962, mort sur l’île de San Pietro en
1995) Il se définissait en disant : « je suis sarde, je
suis italien, je suis européen. ». Le souffle de ses
romans est l’humanité, son regard sur le monde est
universel. Ce poète, romancier et traducteur (il a traduit de
nombreux auteurs français en italien) est l’auteur, entre
autre, de « Apologo del giudice bandito » en 1986 et
d’« Il figlio di Bakunin » en 1991. Le premier, paru
en français en 2001, sous le titre : « La fable du juge
bandit », est un roman picaresque qui se déroule en 1492
dans une Sardaigne sous domination espagnole en pleine décadence
qui est envahie par les sauterelles. Le vice-roi décide
d’organiser avec l’Inquisition le procès des
insectes. Atzeni prend le prétexte de cet
événement pour décrire la société
sarde où le petit peuple s’oppose à
l’occupant. Le deuxième, paru en français en 2000,
sous le titre : « le fils de Bakounine », se déroule
dans un village minier misérable de la Sardaigne des
années 30. Il s’agit ici au travers du personnage de
retrouver ce que les paroles et la mémoire des autres font de
nous. Ces deux romans ont été traduit par Marc Porcu pour
les éditions « La fosse aux ours ».
"Deux couleurs au monde, le vert est la seconde" éditions
Passe du Vent.
"Le Cinquième Pas est l'adieu" édité en 2002 par La Fosse aux Ours.
"Bellas mariposas" paru aux éditions Zulma en août 2002.
"Récit avec bande son" aux éditions la Fosse
aux Ours 2004
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COSSU
Ugolino,
est né
à Rome en 1941 de parents originaires de la province de Sassari qui
avaient émigré en 1941. Après avoir fréquenté le lycée artistique
puis l’Académie des Beaux Arts de Rome, il commence par dessiner avec
ses amis Rotundo et Saudelli pour le Cartoon studio de Mangiarano
et pour la Casa Editrice Universo.
A 20ans il se fait connaître en dessinant ses premiers travaux pour
le studio Giolitti. Il réalise deux séries : Gespenster pour l’éditeur
allemand Bastei et Tales of Katy Jane pour le marché anglais. A partir
de 1980 il collabore aux éditions Euro Editoriale et publie une cinquantaine
d’histoires sans personnage fixe, le premier sous le titre Peter Spittoon.
En 1981, il dessine la mini série la Trilogia del Semaforo.
En 1986, il publie une première série de 12 épisodes la Foresta di
Tenon (textes de Ferrandino), suivi l’année suivante d’une autre toujours
de 12 épisodes avec Ferrandino. Il s’affirme avec les quatre histoires
de Zampino toujours avec le même auteur des textes aux éditions Orient
Express, suivi, en 1984, par une première histoire Mihalis de la série
Il colore del Vento chez Orient express réédité en France par Glénat
qui leur commandera, en 1986, une seconde histoire Shylock publiée
dans Circus puis en Italie dans Comics Art.
En 1985, il crée le personnage de Dan Morrison qui voit le jour dans
Ninfe, première histoire de 45 planches chez Comics Art puis reprise
en Belgique chez Himalaya. Il publie ses premières BD politico-satiriques,
Il piccolo Grand Hotel, et dans Fondi, mensuel économique il publie
4 planches par mois pour un total d’une vingtaine de planches satiriques
en collaboration pour les textes avec Bucchi et Denis …E non pui Mille.
En 1990, pour le volume 2 des Droits de l’Homme, édité par Comics
Art, il dessine Il Cerchio di Kobo (8 planches). Il travaille occasionnellement
pour des agences de publicité et collabore à Télé Monte Carlo.
Les BD d’Ugolino Cossu sont publiées outres en Italie, en France et
en Belgique chez Carlsen Comics (Danemark), IPC Magazines (Grande
Bretagne), Totem (Espagne).
Il fait partie de l’équipe de Dylan Dog, publié par les éditions Sergio
Bonelli, en Italie, pour lequel il a dessiné quatre histoires : Ombre,
Il giorno del Giudizio, Risvegli, la Musica della Morte. En France,
aux éditions Hors Collection, a été publié, Le jour du Jugement, dont
les textes sont de Tiziano Sclavi, créateur du personnage.
Il projette, entre autre de continuer le personnage de Dan Morrison
et d’en faire un dessin animé pour jeux vidéo.
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COSSU Antonio,
est né
le 28 février 1952 à Domusnovas (province de Cagliari) en Sardaigne.
Il réside à Mons, en Belgique, depuis une vingtaine d’années.
Il publie ses premières planches en 1976 dans Curiosity Magazine et
dans Spirou puis, en 1978 dans Spatial aux éditions Michel Deligne.
Il suit les cours de l'institut Saint-Luc de Bruxelles et collabore
au troisième volume de la revue Le Neuvième Rêve en 1979, dans laquelle
il publie une première version de Boskovich..
En 1980, il réalise quelques pages dans Aie et entre à Spirou où il
dessine Alceister Crowley. Par la suite, il réalise des histoires
complètes dans le Journal illustré, Métal hurlant, Tintin et Pilote.
En 1982, avec Philippe Berthet, il crée le Marchand d'idées dans Circus.
En 1983, il réalise une nouvelle version de Boskovich dans Spirou
et dessine les Histoires alarmantes (scénario de Jamsin).
A partir de 1990, il continue Alceister Crowley aux éditions Alpen.
Cossu enseigne la bande dessinée à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai
et il est l'âme de la revue Brazil, trimestriel lancé en 1994. Son
graphisme, particulièrement expressif et novateur, se démarque du
style classique et il est empreint d'une réelle originalité.
Il travaille sur une nouvelle série en collaboration avec le scénariste
Rodolphe, aux éditions Le Téméraire.
Les éditions Glénat ont fêté leurs trente années d'édition en mai
1999. Pour cette occasion, l'éditeur grenoblois a réédité trente oeuvres
qui ont marqué leur époque, dont Le Marchand d'idées, qui était devenu
introuvable.
Ses albums :
- No Man's land, Les Humanoïdes Associés, 1984
- Rêves de chien, Glénat
- Histoires alarmantes, avec Jamsin et Cauvain chez Dupuis
- No Man'Land, chez Les Humanoïdes Associés
- Timbrés rares, chez Point Image
- Le Marchand d'idées, dessin de Philippe Berthet, chez Glénat
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PITTAU
Francesco,
Né à
Villacidro (CA) le 12 juin 1956, il vit depuis 1957 en Belgique. Il
a une formation de peintre et de graveur acquise aux Beaux Arts de
Mons (Belgique). Il collabore à la revue Dada, mensuel d’initiation
aux arts visuels pour petits et grands.
Il est l’auteur de plus de trente livres pour la jeunesse, de livres
objets et de livres animés traduits dans de nombreux pays.
Il vient de faire paraître un recueil de poèmes pour adultes « Un
crabe sur l’épaule » dans lequel il évoque aussi bien Ostende que
Cagliari, la neige que la chaleur oppressante de l’été sarde, la plage
de sable fin que les ruines de Tharros, le resto chinois que le couteau
sarde. Tout est publié aux éditions du Seuil.
Il prépare pour septembre poèmes, nouvelles et romans. Donc à suivre...
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ANGIONI Giulio (né en 1939)
L'or Sarde
Cet anthropologue sarde, vit et travaille depuis toujours
en Sardaigne. Il est l’auteur de nombreux romans dont « L’oro di Fraus
» (2001) traduit en français par Catherine Siné, sous le titre « L’or
sarde » paru en septembre 2003 dans la collection « Suite italienne
» des éditions Métaillé.
Ce polar ou cet anti polar est embrouillé à souhait,
son héros n’est ni un flic, ni un détective ou un journaliste mais
le maire du village qui n’accepte pas l’arrestation de l’accordéoniste,
coupable trop évident, et qui poursuit l’enquête au péril de sa vie
et de ses proches jusque dans la mine de talc, l’or sarde.
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TOLU
Anna,
Chercheur
en Histoire médiévale à la Sorbonne Anna Tolu,
qui est d'origine sarde, sa famille est d'Escalaplano (NU), est l'auteur
d'un grand nombre d'ouvrages de référence tant pour
les adultes que pour les enfants. Elle vient d'écrire un roman,
« *Les Années d'espérance *», « Annusu
de speranza ». celui-ci présente l'itinéraire
de Pacifico et d'Agata que la misère et la guerre vont jeter
sur la route de l'exil, du début des années trente au
milieu des années cinquante... Cette oeuvre, qui est parue
en octobre 2003 aux éditions les 3 Orangers, est à lire
par tous ceux qui ont des origines sardes pour comprendre ces années
noires et l'itinéraire de leurs parents.
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Sans être sardes, (personne n'est parfait...), d'autres ont écrit
sur la Sardaigne :
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Yves BARNOUX
« MURALES DE SARDAIGNE »
Depuis la fin des années soixante se développe dans
toute l’Ile, dans des villages, des peintures murales qui parlent
de la vie quotidienne, du travail, de la culture, des luttes de ce
peuple mais aussi de ses solidarités, de la vie du monde. Art
éphémère, Yves BARNOUX veut nous faire partager
cette émotion ressentie au travers d’environs 350 photos
prises entre 1977 et 1992 et encourager les lecteurs à aller
voir celles qui ont été faites au cours des derniers
mois. Passionné de culture en générale et de
culture populaire c’est au cours de ses nombreux déplacements
en SARDAIGNE qu’il voit, en 1977, les peintures murales qu’il
se met à photographier avec frénésie. Il en choisit
une centaine représentative des divers thèmes abordés
et réalise l’exposition "La
Sardaigne à murs ouverts".
Ce livre est édité aux éditions Gasperini à
Cagliari. Il est possible de se procurer la version française
directement auprès d’ART ET CULTURE EN SARDAIGNE au prix
de 60€. Il est diffusé en France par le Collectif des
Editeurs Indépendants 37 rue de Moscou 75008 PARIS
-France
T: 01.45.41.14.38-F: 01.45.41.16.74
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Enseignante en anthropologie culturelle
à l'université de Naples, auteur d'importants travaux sur la culture
populaire des classes urbaines de l'Italie du XIXème siécle, elle poursuit
ses recherches en Sardaigne. Elle a écrit une étude parue en Italie
sous le titre de " la Ballerina variopinta " et éditée en France sous
le titre " LA DANSE DE L'ARGIA " et soutitrée " fête et guérison en
Sardaigne. L'Argia est le nom d'un être mythique entre araignée et fourmi
dont la piqûre venimeuse menacerait la vie des paysans. La personne
piquée est possédée pendant trois jours et trois nuits, l'argia ne s'avouera
vaincue qu'après une cérémonie qui mêle cure et fête, musique et danse,
chants d'amour et danses licencieuses voire érotiques, lamentations
allant des pleurs aux rires. Cet ouvrage est paru aux éditions Verdier
suivi de : " Contribution socio-psychiatrique à l'interprétation de
l'argisme sarde " par Giovanni JERVIS et Michele RISSO.
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Uli et Emilie sont deux chats qui
ont toujours faim et adorent les sardines. Mais les sardines ne poussent
pas sur les arbres. Alors d'où viennent-elles ?
De la Sardaigne, bien sûr! Valéria connaît le chemin, elle a sa grand
mère en Sardaigne. Les voilà partis avec Herbert, l'éléphant, Henri,
la souris, etc...
Un délicieux album pour enfants, format à l'italienne, imprimé et relié
en Italie, comme il se doit! Paru aux éditions Autrement/jeunesse au
printemps 2002.
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Maria BRANDO-ALBINI
Ancienne lectrice d'italien aux facultés de lettres de Toulouse, Tours
et Poitiers, traductrice, elle a publié en France plusieurs livres
sur la culture et la littérature italienne. Elle a écrit " Radioscopie
de la culture italienne " dans laquelle elle consacre quelques pages
à certains écrivains sardes (éditions Entente, octobre 1983). Dans
une œuvre vivante et érudite elle évoque tous les aspects de cette
île et termine par un voyage à travers la " Sardaigne, sans cagoule
" parue aux éditions Subervie en 1981.
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Dominique
FERNANDEZ
Dans une approche à la fois réaliste et poétique de l'Italie, l'auteur
qui a parlé avec des Italiens de tous les milieux, entre autre avec
des paysans Sardes, a vécu leurs problèmes, il en rend la dramatique
complexité, en gardant un ton personnel qui est celui d'un écrivain
fasciné par l'ambiguïté et les contradictions d'un pays si proche.
Dans ce livre, Mère Méditerranée, il s'appuie sur les anecdotes pour
arriver à la compréhension des mythes. Il consacre une soixantaine
de pages à la Sardaigne des années 50 et 60, ce qui éclaire la Sardaigne
d'aujourd'hui. Ce récit d'un écrivain voyageur nous promène à Naples,
dans le Sud de l'Italie, en Sardaigne et en Sicile. Mère Méditerranée
est paru pour la première fois en 1965 et a été réédité chez Grasset
en 1985.
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Sabatino
MOSCATI
"
Les derniers Phéniciens ", sous titré : "
l'art de la Sardaigne " est un très beau livre abondamment illustré
qui fait le point sur les connaissances de la période des colonies Phéniciennes
(VIIIéme siècle avant Jésus Christ) à l'occupation Punique, Carthage
était devenue une puissance autonome, qui demeura en Sardaigne jusqu'à
l'occupation Romaine (238 avant Jésus Christ). Ce livre a été édité
en 1988 aux éditions Jaca Book
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Bernard
LORTAT-JACOB
Chercheur en musicologie au CNRS, il est spécialiste des musiques
populaires de la Méditerranée. Il a édité plusieurs disques ou CD
de musiques et de chants polyphoniques sardes. Amoureux de la Sardaigne
il a écrit " Chroniques sardes " un livre plein de musiques, de parfums,
de portraits de sardes dans leur environnement naturel. Ce livre a
été édité en mars 1990 aux éditions Julliard. A suivre. ..
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Franco
CAGNETTA et Alberto MORAVIA
Franco
CAGNETTA ,né à Rome en 1926, est un ethnologue. Il a réalisé entre
1950 et 1954 une enquête très approfondie sur la vie à Orgosolo, celle
des bergers et paysans et sur le « brigandage » et son organisation
archaïque. Cette étude a été publiée, en 1954, dans la revue « Nuovi
argomenti » dirigé par Alberto Moravia. Elle a donné lieu à un procès
retentissant intenté par la police. Vittorio de Seta s’en inspira
pour son film « Banditi ad Orgosolo » primé à Venise en 1961. C’est
en 1963 que Franco Cagnetta, installé depuis 1961 à Paris, décide
de la publier préfacée par Alberto Moravia aux éditions Buchet/Chastel.
C’est passionnant même si elle date un peu elle révèle les origines
de l’aspect farouche et frondeur de la population de la Barbagia.
Livre épuisé.
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Dans
un livre intitulé « ITALIES » paru chez Robert Laffont en 1990,
Yves HERSANT cite quelques passages d’ouvrages écrits par des
Français au XIX siècle :
Antoine-Claude
PASQUIN dit VALERY, (mort en 1847) « Voyage en Corse, à l’île
d’Elbe et en Sardaigne » et « L’indicateur italien. »
Auguste
BOULLIER
(1833-1890) « L’île de Sardaigne » 1865. Cet
ouvrage a été réédité
dernièrement il était mentionné dans le catalogo
dei libri sardi de 1994 (Cagliari)
Maxime
DU CAMP (1822-1894) « Orient et Italie, souvenirs de voyage et
de lectures ».
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Edouard
VINCENT
Ce
dauphinois a trouvé dans la Sardaigne une terre d’élection et, au
plus profond de celle-ci, la ville d’Orgosolo et la Barbagia. Il y
passe une partie de sa vie, les orgosolais l’ont adopté. Il a écrit
: « La passion d’Orgosolo », puis « Les Mureddu » et en 1980 « Le
pays » que complètent deux courts textes l’un de Peppino MAROTTO et
l’autre de Natale SANNA et qu’illustre le peintre Francesco DEL CASINO.
« Le pays » est paru aux Editions imprimeurs réunis.
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Gérard
de CORTANZE
De
famille noble piémontaise, la famille de Cortanze est réfugiée et
vit en France, Gérard de Cortanze, écrivain, dans les premiers chapitres
de son roman « Les Vice-rois » évoque l’histoire : le royaume de Sardaigne
Piémont, l’unité italienne et décrit certains lieux, certaines fêtes
de la Sardaigne. Le roman « Les Vice-rois » est paru en 1998 aux éditions
Actes sud
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Jeannine
LEON LEURQUIN
Elle
est diplômée de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et titulaire d’un
doctorat de l’Université Paris VI ; elle est adjointe à la direction
des fouilles à Hong Kong, en Turquie et en Sicile, membre de la mission
Archéologique Française au Qatar, elle a participé à des fouilles
en Israël, en France, etc., chercheur CNRS à l’Institut de Paléontologie
Humaine et membre du secrétariat et du comité de rédaction de l’Anthropologie.
Elle est l’auteur d’études, de communications et d’articles parus
dans cette revue notamment : « Menhirs, bétyles et statues menhirs
de Sardaigne » (T.93, n°1, 1989). Elle est l’auteur de « Atlas préhistorique
et protohistorique de la Sardaigne » illustré de cartes et de croquis
de Pierre LEON. Cette étude en six volumes est parue aux éditions
L’Harmattan entre 1996 et 1999. Ce travail couvre l’ensemble de l’Île.
Il fait le point sur les connaissances et les témoignages recueillis
qui appartiennent aux différentes périodes étudiées du Néolithique
aux Ages du Bronze et du Fer. Il recense toutes les nécropoles, domus
de janas et notamment tous les nuraghes, constructions emblématiques
de la Sardaigne.
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FERRANDI
Jean-François
Economiste, il a été en poste à Bruxelles et,
ces dernières années, à Rome et à Genève,
pour la commission Européenne. En 1982, dans la première
assemblée de Corse il a occupé la présidence
de la commission où il a planché sur la reconnaissance
du peuple corse et l’enseignement de sa langue. Il a écrit
« La Corse dans le miroir sarde ». Dans cette étude
économique il fait le parallèle entre la Corse et la
Sardaigne, îles voisines, jumelles qu’un mur invisible
construit par la folie des hommes et des Etats a séparé
longtemps. Il tente d’y percer quelques fenêtres. Il voudrait
tracer quelques pistes d’un avenir commun. Cet ouvrage est sorti
à L’Harmattan en 1999.
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Y.
LE BOHEC
« La Sardaigne et l’arme romaine sous le Haut Empire » étude historique
parue en 1991 et mentionnée dans le catalogo dei libri sardi de 1994.
Nous pensons qu’il y a peut-être une coquille dans le titre présenté
dans le catalogue, il s’agit sûrement de l’armée romaine et non de
l’arme romaine.
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CONTINI
Michel
A
écrit une étude très documentée "Etude
de géographie phonotique et de phonétique instrumentale
sarde". Elle est publiée aux éditions Dell'Orso.
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Lawrence
D.H.
"Sardaigne et Méditerranée" un livre à découvrir aux éditions NRF
Gallimard |
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Lauranne MILLIQUET
La Porte d'Argent
Contes sardes
Lauranne Milliquet est professeur de lettres au Lycée Denis-de-Rougemont
à Neuchâtel (Suisse).
Licenciée en lettres françaises et italiennes, elle mène depuis une
dizaine d'années des recherches dans le domaine de la littérature
orale et du symbolisme traditionnel, et prépare une thèse sur ce sujet.
Avec sensibilité et humour, elle communique dans ce livre sa passion
des contes et de la Sardaigne qu'elle connaît bien.
Cet ouvrage, « La Porte d’Argent » invite tout au long de ses cinquante-cinq
contes, à découvrir, pour la première fois en français, un magnifique
panorama de la culture populaire sarde. A
voir également en rubrique Traditions populaires.
Ces contes sont précédés d’un rapide historique de la Sardaigne et
d’une présentation de la culture populaire sarde.
Aux editions SLATKINE.
Ce livre est diffusé en France par les Editions de Borée, 35, rue
des Frères lumière, ZI du Brézet, 63100 Clermont-Ferrand
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